Actualisé 26.11.2015 à 09:01

Climat

Berne approuve le mandat de sa délégation

Franz Perrez, chef de la division affaires internationales de l'Office fédéral de l'environnement, emmènera une délégation suisse forte d'une vingtaine personnes à la COP 21.

Simonetta Sommaruga se rendra lundi à Paris pour la rencontre de chefs d'Etat qui marquera l'ouverture officielle de la manifestation.

Simonetta Sommaruga se rendra lundi à Paris pour la rencontre de chefs d'Etat qui marquera l'ouverture officielle de la manifestation.

La Suisse s'engagera à Paris pour que la Conférence de Paris sur le climat (COP 21) débouche sur un accord contraignant engageant tous les Etats. Le Conseil fédéral a approuvé le mandat de la délégation helvétique.

La présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga se rendra lundi à Paris pour la rencontre de chefs d'Etat qui marquera l'ouverture officielle de la manifestation, a annoncé le gouvernement jeudi. La ministre de l'environnement Doris Leuthard participera aux négociations lors de la seconde semaine de la conférence, notamment à la rencontre des ministres prévue les 7 et 8 décembre.

Franz Perrez, chef de la division affaires internationales de l'Office fédéral de l'environnement, emmènera une délégation suisse forte d'une vingtaine personnes. Outre des membres de l'administration, trois représentants de l'économie, des assurances et des organisations environnementales seront de la partie.

Engagements suisses

Ils défendront les positions helvétiques. Fin février, la Suisse a annoncé qu'elle s'engagerait pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 50% par rapport à 1990 d'ici 2030. Au moins 30% de cet effort devront se réaliser sur sol helvétique. Le reste pourra être obtenu grâce à des projets menés à l'étranger, un aspect très critiqués par les milieux environnementaux.

Les objectifs de réduction nationaux annoncés jusqu'ici ne suffiront pas à contenir le réchauffement mondial à moins de deux degrés d'ici à 2100. La Suisse se battra pour que soit conclu à Paris un accord contraignant, engageant tous les pays en fonction de leur responsabilité et de leurs capacités.

Tous les Etats devraient devoir formuler et soumettre régulièrement des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. La distinction entre pays industrialisés et pays en développement doit disparaître.

La Suisse ne soutiendra pas les pays en développement qui réclament un mécanisme de compensation financière des dommages climatiques. La mobilisation de 100 millions de dollars par an pour soutenir les efforts climatiques des pays en développement d'ici 2020 est en bonne voie, la délégation helvétique plaidera pour un élargissement du cercle des pays donateurs qui soutiendront les pays ne disposant pas de moyens suffisants.

Grande flexibilité

Selon le Conseil fédéral, il faut s'attendre à ce que le nouvel accord concède d'abord aux Etats une grande flexilibité dans la définition de leurs objectifs de réduction. La réalisation effective de ces buts et le renforcement ultérieur du régime climatique d'ici à 2020 sont donc essentiels.

Pour le gouvernement, il serait également souhaitable que le système repose à terme sur des règles communes. La Suisse plaidera en faveur de l'introduction rapide de normes internationales pour l'utilisation de mécanismes de marché internationaux comme des certificats issus de projets en faveur du climat. Ces instruments devraient déboucher sur des baisses d'émissions supplémentaires.

Avec la Norvège, les autorités helvétiques ont, par ailleurs, lancé l'initiative Nansen pour les réfugiés climatiques. Ce texte a pour but d'établir , à l'échelle internationale, un consensus sur la protection de ces personnes.

La COP 21 réunira 195 pays de lundi jusqu'au 11 décembre. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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