Secret bancaire: Berne attend avant de communiquer à l'international
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Secret bancaireBerne attend avant de communiquer à l'international

Le Conseil fédéral n'a pas encore mis en oeuvre sa stratégie de communication internationale dans le dossier du secret bancaire et de la coopération internationale en matière fiscale.

Présence Suisse, organe chargé de valoriser l'image du pays à l'étranger, attend son feu vert pour agir.

«Ces derniers mois, il a d'abord fallu chercher des solutions politiques» dans ces dossiers, relève Johannes Matyassy, directeur de Présence Suisse dans une interview publiée samedi par «Le Temps».

«Pendant toute cette phase, le Conseil fédéral a délibérément renoncé à faire assaut de communication à l'étranger, car il était essentiel de fixer en priorité le contenu de cette communication. Il a toutefois défini sans attendre la stratégie de communication à appliquer dans la phase suivante», précise-t-il.

C'est au Conseil fédéral de décider quand cette stratégie sera mise en oeuvre, explique le directeur de Présence Suisse, organe rattaché au Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).

Du mal à se tenir au courant

Johannes Matyassy identifie deux problèmes: les difficultés pour la Suisse de se «tenir étroitement au courant de ce qui se passe au sein de l'UE» et «le désavantage de notre système de présidence, qui change chaque année».

Une analyse de Présence Suisse a montré que les besoins les plus importants en termes de communication se situaient en Allemagne. Différentes manifestations consacrées à la place financière suisse et à la coopération en matière fiscale sont notamment prévues en mai et en juin dans ce pays.

Les quatre grands voisins de la Suisse ainsi que le Royaume-Uni et les Etats-Unis sont les pays prioritaires définis par le Conseil fédéral en matière de communication internationale.

Ils «jouent un rôle clef dans le dossier brûlant qui nous occupe. Nous devons favoriser une meilleure compréhension de la voie bilatérale suivie par la Suisse avec l'UE dans ces pays», estime Johannes Matyassy.

(ats)

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