Berne et Zurich pris d'assaut par les supporters
Actualisé

Berne et Zurich pris d'assaut par les supporters

C'était au tour lundi des deux autres villes suisses hôtes de l'EURO 2008 d'entrer vraiment en jeu.

Des centaines de milliers de supporters ont convergé vers Zurich et Berne. A quelques détails près, ce début d'EURO se déroule au mieux, de l'avis des organisateurs.

Déjà très présents depuis samedi, les Hollandais ont progressivement pris possession lundi de la ville fédérale, où les supporters italiens se frayaient tant bien que mal une petite place. Dans un bon état d'esprit entre camps rivaux malgré la bière qui coulait à flot, tous ont assisté à la rencontre du soir.

Un flot orange impressionnant

Ils étaient au moins 100 000 en ville, selon les autorités bernoises. Emmenés par un bus à impériale, des dizaines de milliers de supporters néerlandais se sont lancés, selon leur tradition, en cortège depuis la ville en direction du stade.

Un flot orange impressionnant, a constaté un journaliste de l'ATS. Le prince héritier des Pays-Bas Willem-Alexander a suivi la rencontre dans les tribunes.

Les oranges restés dans le centre se sont pressés sur la Place fédérale où l'ambiance a atteint des paroxysmes après le deuxième but des bataves. Les supporters azzuri, noyés, ont plutôt opté pour la Waisenhausplatz voisine qui constitue l'autre partie, plus petite, de la fanzone.

Les voeux de la vice-présidente

Juste à côté de là, les parlementaires fédéraux ont entamé leur troisième semaine de session. La vice-présidente du National Chiara Simoneschi (PDC/TI) n'a pas manqué de faire une allusion à l'événement en ouvrant la séance: «Forza e coraggio, siamo con voi», a-t-elle lancé à l'intention des Suisses, souhaitant de bons voeux de guérison à son capitaine blessé, Alexander Frei.

Sans qu'il connaisse de problème, l'aéroport de Berne-Belp était lundi à la limite de ses capacités, avec 14 charters hollandais et six vols d'Italie notamment. A Zurich, beaucoup sont aussi arrivés en avion. Les autorités ont annoncé la présence de quelque 10 000 Français et 6500 Roumains, arrivés aussi en cars et en voitures.

En train également. Les CFF ont mis à disposition quelque 223 trains supplémentaires lundi. Durant le premier week-end de l'EURO, plus de 400 000 personnes se sont rendues dans les stades grâce aux transports publics.

30 personnes refoulées

Sur le plan de la sécurité, tout a bien commencé. Les autorités douanières signalent tout au plus avoir refoulé une trentaine de personnes durant le premier week-end de l'EURO. Il ne s'agit pas de véritables hooligans mais de personnes à risques, recensées dans des banques de données.

Plus calme, la soirée de dimanche durant laquelle les matches se sont déroulés en Autriche, n'a vu que quelques arrestations préventives, avant tout à cause de l'alcool. A Klagenfurt (A) en revanche, plus d'une centaines de hooligans allemands chantant des slogans nazis ont été préventivement mis à l'ombre.

Jusqu'à 21h30 lundi, aucun problème majeur n'a été signalé. A Zurich, malgré la contre-performance des Bleus, Français et Roumains se sont quittés pacifiquement.

Les Italiens s'imposent à Bâle et Zurich

A Genève et Bâle, les fanzones étaient ouvertes même si aucun match ne s'est déroulé dans ces villes. Il y a eu davantage de monde que dimanche, notamment des Français voisins, mais pas autant que samedi. Durant le second match à Genève, beaucoup de spectateurs n'affichaient aucun signe de préférence pour une équipe, a constaté un journaliste de l'ATS.

Si Berne était orange, les autres fanzones étaient largement azzuri. En particulier à Zurich, où le public avait les mêmes attitudes que dans un stade, debout à entonner l'hymne national par exemple, a observé l'ATS.

Améliorations

Au chapitre des améliorations de détails évoquées dimanche par le délégué du Conseil fédéral à l'EURO Benedikt Weibel, une première réponse au problème des accès au stade a été donné en avançant l'heure d'ouverture des portes. L'UEFA espère ainsi que les arrivées des supporters seront mieux réparties dans le temps et aux différentes entrées des stades.

M. Weibel avait également dit voir un potentiel d'amélioration des contrôles de sécurité. A cause des files d'attente, ceux-ci n'ont pas pu être effectués partout de la même manière, explique Patricia Vögeli, porte-parole du comité d'organisation UEFA EURO 2008. Un problème qui devrait se résoudre automatiquement avec la meilleure répartition des supporters aux portes des stades, selon elle.

(ats)

Ton opinion