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Révoltes arabesBerne minimise le risque d'afflux de réfugiés

Le Conseil fédéral ne craint pas une hausse massive de la migration irrégulière d'Afrique du nord vers la Suisse. La priorité est aux mesures d'urgence sur place.

La Suisse contribue aux efforts entrepris pour venir en aide aux personnes en détresse en Libye et dans les régions frontalières, écrit le Conseil fédéral lundi en réponse à des interpellations de plusieurs groupes parlementaires et en marge du débat urgent agendé mercredi au Conseil national. Trois équipes d'intervention immédiate composées d'experts du Corps suisse d'aide humanitaire (CSA) sont sur le terrain en Tunisie et en Egypte, à la frontière de la Libye.

Ces équipes évaluent les besoins en soins médicaux, en hébergements et en eau, elles coordonnent les actions avec les autorités compétentes et les organisations partenaires et elles engagent des mesures de secours. Vendredi, le Conseil fédéral annonçait avoir débloqué 12 millions de francs dans le cadre de l'aide d'urgence pour soutenir la transition en Afrique du Nord et au Proche-Orient.

Le temps de se préparer

Au plan intérieur, le Conseil fédéral estime que l'ampleur du phénomène de migration devrait être moindre que ne le craint l'UDC, à l'origine de l'interpellation. Il s'attend certes à ce que les bouleversements politiques que connaissent actuellement les Etats d'Afrique du Nord entraînent effectivement au cours des prochains mois une hausse de la migration irrégulière vers l'Europe et la Suisse.

Confédération et cantons ont toutefois du temps pour se préparer à réagir à différents scénarios, ajoute le gouvernement. «On constate en effet qu'il faut généralement plusieurs semaines aux migrants qui poursuivent leur voyage depuis l'Italie pour arriver jusqu'en Suisse». Pour affiner ces préparatifs, le comité d'experts «Procédure d'asile et hébergement» se réunira pour la deuxième fois jeudi.

Il n'y a en outre pas lieu de réintroduire les contrôles aux frontières. Même une augmentation généralisée de la migration irrégulière dans l'espace Schengen ne suffirait pas à remplir les conditions restrictives justifiant qu'un Etat Schengen réintroduise ces contrôles, écrit-il en réponse à l'UDC. Il est encore moins nécessaire d'appeler l'armée en renfort aux frontières. (ats)

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