Crise migratoire: Berne prêt à accueillir les réfugiés de Libye
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Crise migratoireBerne prêt à accueillir les réfugiés de Libye

Les pays de l'UE ont proposé vendredi 25'000 places d'accueil en deux ans pour les personnes venues d'Afrique.

Dimitris Avramopoulos n'a pas détaillé la répartition de ces engagements volontaires de «réinstallations».

Dimitris Avramopoulos n'a pas détaillé la répartition de ces engagements volontaires de «réinstallations».

Keystone

La Commission européenne a indiqué vendredi que les pays de l'UE lui avaient pour l'heure promis l'accueil de 25'000 réfugiés directement depuis l'Afrique et le Moyen-Orient d'ici deux ans. La Suisse s'est dite prête à évaluer cette possibilité.

«Je suis heureux que les Etats membres se soient déjà engagés à ouvrir 25'000 places et je suis confiant dans le fait que nous atteindrons notre cible d'ici la fin octobre», a déclaré le commissaire en charge des migrations à Luxembourg.

Dimitris Avramopoulos n'a pas détaillé la répartition de ces engagements volontaires de «réinstallations» pris par les Etats membres, dont les ministres de l'Intérieur étaient réunis vendredi.

Berne va évaluer

Berne est «prête à évaluer la possibilité d'accueillir, dans le cadre légal existant, des personnes bloquées en Libye», a souligné vendredi le Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE) dans un communiqué. La Suisse, qui dispose de son propre programme de réinstallation, accueille déjà des réfugiés se trouvant dans les pays voisins de la Syrie.

«Comme toujours, nous allons d'abord en discuter avec les cantons et prendre ensuite une décision au Conseil fédéral», a affirmé la ministre de la Justice Simonetta Sommaruga. Elle s'est réjouie de voir l'Europe se soucier aussi «de l'évacuation de personnes venues d'Afrique», faisant référence à son voyage la semaine dernière au Niger, lors duquel des réfugiés lui ont décrit la situation dramatique vécue en Libye.

Retour au pays

Elle a souligné que la réinstallation ne pouvait être qu'un élément parmi d'autres pour gérer la situation actuelle: il faudrait aussi discuter des moyens d'aider les migrants restés bloqués en Libye dans des circonstances dramatiques. «Leur retour chez eux et leur réintégration sont certainement une solution de premier plan», a-t-elle estimé. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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