23.10.2020 à 19:28

Palais fédéralBerne s’attaque aux poils des agents de sécurité

Dès le 1er novembre, les barbes des agents travaillant au Palais fédéral ne devront plus dépasser les 5 centimètres. Le coronavirus est une des causes avancées.

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Image d’illustration.

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La liste des sujets abordés au Palais fédéral à Berne est longue. Les parlementaires et politiciens débattent au quotidien sur des motions, des interpellations ou encore des projets de loi. En somme, des thématiques plus ou moins importantes. Or comme le révèle «Blick» ce vendredi, une thématique un peu plus légère fait actuellement beaucoup parler d’elle: la longueur des barbes des agents de sécurité mobilisés au Palais fédéral.

Marc Stucki, des Services du Parlement, confirme au journal: «Lors de sa dernière séance en août, la délégation administrative (DA) a demandé à la directrice de l’Office fédéral de la police (Fedpol), Nicoletta della Valle, dans quelle mesure les longues barbes pourraient se révéler problématiques.» Il tient à préciser que la DA n’est pas compétente pour prendre des décisions en la matière. La seule autorité habilitée à légiférer en la matière reste la Fedpol, rappelle-t-il.

Barbes et port du masque

On ignore à ce jour dans quel contexte ce sujet a été abordé. Hans Stöckli, président du Conseil des Etats, croit savoir que la thématique a été mise sur le tapis en rapport avec les mesures de protection anti-corona au Palais fédéral. «Une longue barbe ne facilite pas le port correct du masque.»

Toute cette discussion a finalement poussé la Fedpol à agir. Dès le 1er novembre, une nouvelle réglementation entrera en vigueur pour tous les assistants de sécurité du Service fédéral de sécurité (SFS). Désormais, leur barbe ne pourra plus que mesurer 5 centimètres au maximum. La mesure se fait depuis le menton.

Une «apparence soignée»

Cathy Maret, cheffe de la communication du SFS, tient à souligner que la Fedpol n’interdit pas le port de la barbe. «Le but est d’avoir une réglementation unifiée là où c’est nécessaire.» Et d’ajouter: «D’un point de vue technique, une barbe peut représenter un point faible lors d’une altercation physique avec un attaquant.» Selon elle, les barbus risquent davantage de se blesser que ceux sans barbe. Pour finir, Cathy Maret indique que la Fedpol souhaite par ce biais préciser son image: «Nous attendons de nos assistants de sécurité une apparence soignée.»

Deux assistants, qui n’ont visiblement pas voulu raboter leur barbe, ont d’ores et déjà été affectés ailleurs.

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215 commentaires
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le caniche

24.10.2020 à 12:18

Pour moi... 0 mm. Autoriser que la moustache

Juste une excuse

24.10.2020 à 11:26

Tu parles, le corona n’est qu’une excuse pour s’en prendre aux barbes qui sont soit disant pas propre.

alpi

24.10.2020 à 11:06

attention les commentaires de 20 min sont relus au Maroc ou en Tunisie. donc évitez de dire que ça fait arabe la barbe sinon vous serez censurés