Actualisé 21.12.2018 à 21:16

Suisse

Berne se tâte sur le statut de «Mr Cyber»

Le Conseil fédéral n'est pas parvenu à se mettre d'accord sur le nouveau centre de compétences en cybersécurité et sur le poste de «Mr Cyber».

de
Pascal Schmuck, Zurich
Le centre de compétence en cybersécurité de la Confédération prend à nouveau du retard.

Le centre de compétence en cybersécurité de la Confédération prend à nouveau du retard.

Keystone

La question de la cybersécurité agite beaucoup de monde dans l'administration fédérale mais il faudra encore patienter pour avoir la réponse. Le Conseil fédéral n'a en effet pas réussi à trouver un terrain d'entente mercredi sur le futur centre de compétences et a reporté sa décision à 2019, révèle la Neue Zürcher Zeitung dans son édition du jeudi 20 décembre.

Les membres du gouvernement ont trébuché sur le niveau hiérarchique du futur «Ms. ou Mr. Cyber». Le Département fédéral des finances (DFF), actuel responsable de la cybersécurité, souhaite placer la nouvelle entité au sein de l'Unité de pilotage informatique de la Confédération (UPIC).

Différends hiérarchiques

Rien de plus logique pour le DFF: la Centrale d'enregistrement et d'analyse pour la sûreté de l'information (Melani), qui fera partie du centre de compétences, y est déjà implantée. Le future organisation sera donc intégrée dans une structure existante.

La résistance est venue du Département de la défense (DDPS) et du Département des transports et de l'énergie (DETEC), qui ont rédigé des rapports conjoints sur le centre. Tous deux demandent de faire du projet une priorité absolue et de placer «Ms. ou Mr. Cyber» sous la compétence directe d'Ueli Maurer en raison de son importance, notamment en matière de la politique de sécurité.

Décision attendue au début 2019

Nul ne conteste que le futur centre soit subordonné à l'UPIC du point de vue organisationnel, même s'il peut être ensuite externalisé. Le niveau hiérarchique de «Ms. ou Mr. Cyber», qui est tout aussi important, fait encore l'objet de discussions au sein du Conseil fédéral, qui hésite entre un spécialiste ou une simple représentation.

Le retard pris par la future organisation n'est pas fondamental puisque l'opposition ne porte que sur des compétences hiérarchiques. Le Conseil fédéral pourrait donc prendre sa décision lors d'une de ses premières sessions en 2019. Les ressources en matière de personnel et de finances seront également fixées à ce moment afin qu'elles soient comprises dans le budget 2020.

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