Actualisé 14.03.2017 à 19:44

BosnieBerne va remettre une accusée de crime de guerre

Une quinquagénaire doit être remise par la Suisse à la Bosnie qui entend la juger pour le meurtre d'un adolescent serbe lors de la guerre de 1992-1995.

La femme, qui sera prochainement extradée pour être jugée en Bosnie, est soupçonnée d'avoir assassiné un garçon de douze ans en juillet 1992 dans la région de Srebrenica.

La femme, qui sera prochainement extradée pour être jugée en Bosnie, est soupçonnée d'avoir assassiné un garçon de douze ans en juillet 1992 dans la région de Srebrenica.

Le recours de la Bosniaque contre la décision d'extradition a été rejeté le 1er mars par le Tribunal pénal fédéral (TPF) et elle a renoncé à faire appel de ce verdict, a expliqué Folco Galli, porte-parole de l'Office fédéral de la justice, interrogé par l'ats. L'OFJ avait donné son feu vert à l'extradition le 25 octobre 2016.

L'extradition aura lieu «prochainement, lorsque les conditions techniques seront remplies», a précisé le parquet à Sarajevo.

Cette femme avait été arrêtée en septembre 2016 à Neuchâtel et placée par la suite en détention en vue d'extradition à Genève. Elle est une des rares femmes soupçonnées de crimes de guerre pendant les conflits qui ont déchiré l'ex-Yougoslavie dans les années 1990. Bien que née au Kosovo, elle vivait en Bosnie au début du conflit dans cette ex-république yougoslave, qui a fait plus de 100'000 morts.

Dans l'armée bosniaque

Elle était alors dans les rangs de l'armée bosniaque, plus précisément dans l'unité de Naser Oric, qui a été acquitté en appel en 2008 par le Tribunal pénal international de La Haye (TPIY).

Mais celui qui fut le commandant des forces bosniaques dans l'enclave bosniaque de Srebrenica, assiégée par les troupes serbes de Ratko Mladic, est actuellement en procès à Sarajevo pour des crimes de guerre présumés contre des Serbes. Il avait lui aussi été arrêté en Suisse, en 2015, avant d'être extradé vers la Bosnie.

Garçon en fuite

Née en 1960, cette femme est soupçonnée d'avoir assassiné en 1992 sa victime dans la région de Zvornik (est), au début du conflit. Le garçon avait fui son foyer avec ses parents devant l'avancée des forces musulmanes. Mais, s'apercevant qu'il avait abandonné son chien, il était revenu chez lui et n'a plus été revu vivant.

«Je n'oublierai jamais le 16 juin 1993 lorsque j'ai été convoqué à Zvornik pour identifier mon fils», avait déclaré au quotidien serbe Vecernje Novosti le père de la victime, depuis décédé. Il avait décrit des signes d'actes de torture et de barbarie sur le corps de son enfant. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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