Berne - Berset et Parmelin lancent la campagne sur la loi Covid
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BerneBerset et Parmelin lancent la campagne sur la loi Covid

Le 28 novembre, le peuple est appelé aux urnes pour dire s’il accepte ou non la «loi Covid». Les conseillers fédéraux ont demandé du fair-play et averti des conséquences d’un non.

Deux conseillers fédéraux sont venus soutenir ce qu’on appelle la «loi Covid» combattue par référendum.

Deux conseillers fédéraux sont venus soutenir ce qu’on appelle la «loi Covid» combattue par référendum.

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Un scrutin en chasse un autre. À peine le vote sur le mariage pour tous et l’initiative «99%» est-il terminé que déjà se profile un autre scrutin, le 28 novembre prochain. Le souverain est appelé à se prononcer sur la Modification du 19 mars 2021 de la loi fédérale sur les bases légales des ordonnances du Conseil fédéral visant à surmonter l’épidémie de Covid-19 combattue par référendum.

La position du Parlement et du Conseil fédéral est pour le oui. Le Conseil fédéral a prévenu des effets d’un non. Ainsi, en cas de refus, le certificat Covid serait abandonné dès le 19 mars 2022. Et Berne ne pourrait plus délivrer ce sésame même pour voyager à l’étranger. Par ailleurs, cette «loi Covid», modifiée en mars 2021 a permis d’apporter une aide financière aux personnes qui n’en avaient pas encore touché. De plus, des contributions plus élevées ont été rendues possibles en faveur d’entreprises particulièrement touchées. On retrouve également le prolongement à 24 mois des indemnités de chômage partiel, la hausse du nombre des indemnités chômage.

Du fair-play demandé

Lors d’une conférence de presse, le ministre de la Santé Alain Berset a lancé: «Nous n’avons pas peur, mais nous voulons du respect. Et d’ajouter que si la loi est rejetée, il n’y a pas de plan B. Filant la métaphore, il a déclaré: Vous ne jetez pas votre trousse de secours lors d’une randonnée parce que vous avez atteint le sommet!» Le président de la Conférence des gouvernements cantonaux (CdC) Christian Rathgeb a ajouté que si la loi est refusée: «ce serait une menace existentielle.»

Fin possible de l’obligation du pass Covid?

Pour le président de la Confédération, Guy Parmelin: «La situation actuelle suscite l’impatience et parfois la colère de la population. C’est compréhensible. Mais ce serait une erreur de jeter le bébé avec l’eau du bain en disant non à la loi Covid.» Quant à Alain Berset, il a laissé poindre une lueur d’espoir en déclarant: «En Suisse on peut partir de l’idée que le certificat Covid sera levé dès que possible. Le Conseil fédéral analyse chaque semaine la situation. On verra encore en octobre et cela peut arriver rapidement en fonction de l’évolution et surtout de l’immunité de la population. Et de rappeler qu’il y avait deux manières de l’obtenir: la contamination et la vaccination. Or 800’000 personnes ont été testées positives et plus de 5 millions de Suisses sont vaccinés.»

Trois objets au menu du 28 novembre

Outre la modification du 19 mars 2021 de la loi fédérale sur les bases légales des ordonnances du Conseil fédéral visant à surmonter l’épidémie de Covid-19 (appelée aussi loi Covid), deux autres objets sont soumis au peuple. Il s’agit de l’initiative populaire du 7 novembre 2017 «Pour des soins infirmiers forts (initiative sur les soins infirmiers)» et de l’initiative populaire du 26 août 2019 «Désignation des juges fédéraux par tirage au sort (initiative sur la justice).»

(cht/jbm)

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