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Parlement vaudoisBesoin de griffes pour contrer «Rosebud»

A quinze jours de l'expiration du délai, le comité contre le nouveau parlement vaudois doit récolter encore 8000 signatures pour que la population du se prononcer sur le controversé projet «Rosebud».

«On sonne l'alarme», a déclaré mardi à Lausanne Pierre-Antoine Hildbrand, co-président du comité. A l'heure actuelle, entre 5000 et 6000 signatures ont été récoltées. Il en faut 12'000 valables pour que le référendum aboutisse. Le chiffre de 8000 paraphes à obtenir prend en compte les déchets éventuels.

Non au toit

Interrogé sur la motivation des signataires, le responsable a indiqué qu'il s'agissait avant tout d'une réaction face l'aspect de «Rosebud» avec son gigantesque toit en inox étamé: au cœur de la Cité de Lausanne «ce type de bâtiment, ça ne va pas».

«C'est horrible», «On ne peut pas laisser faire ça», a donné comme autres exemples de réactions Marc-Olivier Buffat, député radical. La question du coût, 23,5 millions de francs, n'est en revanche pour ainsi dire pas discutée.

Calendrier dénoncé

Il y «une indignation du public» jamais vue depuis des années qui prouve que «nous touchons juste», selon Marc-Olivier Buffat. «On ira jusqu'au bout du bout», a-t-il poursuivi en jugeant «inadmissible» que la procédure ait été agendée en plein pendant les vacances, avec la moitié de la population absente. De «la manipulation politique», à ses yeux.

La comité doit se débrouiller avec des bouts de ficelle puisqu'il n'a pas l'appui des partis ou d'autres organisations. «C'est du bricolage, avec les moyens du bord» et l'argent des membres du comité, a admis Pierre-Antoine Hildbrand, conseiller communal PLR, ne cachant pas «son inquiétude» devant «l'exploit» à accomplir en quinze jours.

Dernière ligne droite

«Cet exploit, nous y croyons», a assuré Marc-Olivier Buffat, comptant sur un soutien populaire massif dans la dernière ligne droite. Pierre-Antoine Hildbrand a tenu à souligner à quel point l'appel des anciens présidents du Grand Conseil à ne pas signer le référendum avait été «très mal accueilli dans le public».

Dix ans après l'incendie qui a détruit le bâtiment historique de Perregaux à la Cité, le canton veut construire «Rosebud», qui a reçu l'appui des députés à une écrasante majorité, par 128 voix contre 3. A la place du projet retenu, le comité demande au minimum le maintien des anciens volumes et matériaux. (ats)

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