Hockey sur glace: Bezina: «Je suis prêt à jouer jusqu'à 40 ans!»
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Hockey sur glaceBezina: «Je suis prêt à jouer jusqu'à 40 ans!»

Goran Bezina dispute, contre Berne, de bons play-offs avec Ge/Servette. Le défenseur veut aller chercher une troisième victoire samedi soir aux Vernets.

par
Christian Maillard
Goran Bezina: «Il est certain que mentalement les Bernois ont pris un coup mentalement, oui.»

Goran Bezina: «Il est certain que mentalement les Bernois ont pris un coup mentalement, oui.»

A peine quarante-huit heures après son deuxième exploit à la PostFinance Arena, Ge/Servette, qui mène 2 à 1 dans la série, a l'occasion, samedi soir, de s'offrir un puck de qualification devant son public des Vernets. Et si les Aigles, qui ont fait jeu égal avec l'Ours bernois lors des trois premières confrontations des quarts de finale, réussissaient l'impensable de sortir le leader du championnat? Ancien capitaine des Aigles, le défenseur Goran Bezina est convaincu que lui et ses coéquipiers sont capables d'un nouveau miracle, alors qu'ils ont longtemps flirté avec le purgatoire et un tour de classement sans enjeu.

Goran Bezina, avez-vous bien dormi après votre succès incroyable, jeudi à Berne, obtenu au terme de la deuxième prolongation, au bout de la nuit?

Ça va, ça va, mais pas terrible...

Comment gérez-vous ce genre de matches à répétition, tous les deux jours, avec en prime déjà trois prolongations, une mardi et deux jeudi?

Tu te reposes! Il s'agit de dormir le plus souvent, le plus longtemps possible, sans oublier de boire beaucoup et de manger sainement des aliments salés. Sinon, je fais du strechting.

Vous n'êtes pas allé vous faire masser vendredi à la patinoire?

Non. J'ai dormi jusqu'à 13h15. Mais je me suis juste levé le matin pour déjeuner avant de me recoucher juste avant le repas de midi. Ensuite, je suis allé me promener au soleil.

Quand on gagne un tel match, on oublie plus vite la fatigue, n'est-ce pas?

Pour la récupération, cela va plus vite, c'est fou. Le lendemain dans le vestiaire, on est en effet beaucoup moins fatigué. On voit que la tête, ça fait beaucoup.

Bénéficiez-vous des conseils de soigneurs, des médecins ou des physios?

Oui, on est bien entouré à Ge/Servette pendant ces play-offs. Si on a besoin de quoi que ce soit, il y a toujours un médecin, un physio, un masseur ou une nutritionniste autour de nous, très réactif, pour un conseil. Ils sont toujours là pour nous et on apprécie.

Comment êtes vous capables, vous les hockeyeurs, de répéter de telles ces performances alors que dans d'autres sports cela ne semble pas possible de jouer tous les deux jours?

Non, non, ce n'est pas tout à fait la vérité. C'est notre sport qui est ainsi fait. Jeudi par exemple. Henrik Tömmernes a joué plus de 42 minutes, c'est moins qu'un match de foot. Mais c'est juste un sport plus intense. Cela dit, pour le corps, quand tu cours 90 minutes, que tu prends des coups, des chocs sur les genoux ou dans le dos, tu ne peux pas disputer deux matches de suite au foot ou au basket. Nous, on a aussi des chocs physiques, mais on glisse sur la glace et notre temps de jeu effectif est inférieur à certains autres sports.

Là, vous enchaînez les bons matches avec un groupe solidaire. Est-ce votre vestiaire qui fait la différence?

Je pense que Berne a aussi un groupe solidaire et soudé comme le nôtre. Alors oui, on a toujours montré ce visage, sauf que là, on a élevé notre niveau. Sur la glace, on joue de manière à déranger tactiquement les Bernois. On leur a enlevé ce qui faisait leur point fort. On commet aussi moins d'erreurs et, surtout, on a appris à se montrer plus patients. C'est ça qui fait la différence actuellement.

En vous imposant jeudi pour la deuxième fois à la Postfinance Arena, vous avez pris un ascendant psychologique sur Berne, c'est évident. Comment voyez-vous la suite maintenant?

Je pensais qu'on gagnerait mardi à la maison alors que nous avions dominé tant et plus les Bernois et on perd en prolongation. C'était plus simple que de s'imposer ce jeudi où on a subi lors de la deuxième période avant de bénéficier d'un peu de chance en prolongation avec des poteaux et un sauvetage sur la ligne par Völlmin. Maintenant, on sait ce qu'on va faire et jouer pour la victoire samedi, même si on est sûrs de rien. dans cette série si serrée, on ne sait jamais comment cela va tourner. Mais il est certain que mentalement les Bernois ont pris un coup mentalement, oui.

Et vous allez jouer devant votre public, un plus...

La patinoire sera pleine, c'est sûr. Il y aura une ambiance d'enfer. Il va falloir qu'on profite de notre public en commençant fort, tout en ne répétant pas nos erreurs de notre premier match à Genève. On veut aller chercher cette troisième victoire. Mais attention, on doit se méfier de Berne qui a de l'ego et des ressources.

A part ça, vous avez 20 ans actuellement, pas 38 ou bientôt 39...

Non, 25! (rires) Il est vrai que cela se passe bien pour moi actuellement. Je me sens bien dans ma tête et physiquement même si je ressens forcément plus la fatigue le lendemain d'un match qu'à l'époque. J'essaie d'amener mon expérience dans le vestiaire, sur la glace et sur le banc où il y a pas mal de jeunes joueurs. Je suis même prêt à jouer encore jusqu'à mes 40 ans!

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