Actualisé 12.08.2008 à 21:33

Couac au Festival de LocarnoBideau s'emporte et fait le procès du festival tessinois

Ce qui aurait dû être un débat sur le glamour et le tapis rouge a tourné en mise en examen du festival tessinois.

Venu présenter la table ronde du jour, Marco Solari, président du festival, ouvre la discussion: «Ce qui fait le Festival de Locarno, c'est son contenu.» Puis il s'installe en retrait afin de suivre le débat. Très vite la tournure des événements va le forcer à intervenir.

«Il faut qu'il se passe quelque chose entre le public et l'équipe du film. Telle est la possible valeur ajoutée d'un festival. Ce que dit M. Solari est dépassé. On a besoin de star system. On a besoin de tapis rouge!» lance Nicolas Bideau, alias Monsieur Cinéma de la Confédération.

La conversation prend alors une tournure bien différente que celle annoncée. Dans le public, on demande soudain à Bideau: «La section cinéma va-t-elle déplacer son attention de Locarno à Zürich?» Celui-ci répond: «Après trois ans de festival à Zurich, l'identité est intéressante mais n'a pas encore le niveau de Locarno. Par contre, quand il aura évolué, ça sera alors la compétition et j'invite Locarno à entrer dans la course…»

La discussion tourne au procès du Festival de Locarno. Solari insiste: «Je suis président, j'ai un budget à respecter. Nous avons besoin d'un peu plus de stars peut-être, mais nous le ferons si la substance et le contenu le justifient. C'est notre credo.» Il prend alors congé.

En quelques secondes les intervenants passent à autre chose. Il semble pourtant que ce différend fasse écho à une ambiance tendue qui règne au sein du cinéma suisse.

Winnie Covo, Locarno

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