Hockey sur glace: Bienne assure, Genève et Lausanne s'inclinent
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Hockey sur glaceBienne assure, Genève et Lausanne s'inclinent

En National League, les Seelandais ont facilement pris la mesure de Zoug (5-1). Genève s'est incliné à Berne (4-3) et Lausanne s'est fait surprendre à domicile par Ambri (1-2).

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jcs/ucy/cyp
Le Top Scorer biennois Rajala tente une incursion dans la défense zougoise.

Le Top Scorer biennois Rajala tente une incursion dans la défense zougoise.

Keystone

Entre une équipe qui y est déjà (en play-off) et une autre qui y est presque, la soirée a commencé sur un rythme hésitant. Hésitant, aussi, Hiller sur sa première intervention (4e); hésitant encore Suri, qui tombe en se retournant alors qu'il se retrouve seul devant le gardien biennois (8e). Il faudra que le sociétaire parfait du HC Bienne, son capitaine Tschantré, montre l'exemple et s'offre une première vraie occasion. Bienne, dès lors, va prendre d'assaut le camp adverse, obtient une première supériorité numérique dont Riat profite (renvoi de Stephan). Six minutes plus tard, les Seelandais doublent la mise, cette fois encore sur une hésitation du portier zougois, qui permet à Rajala de marquer le No 2.

Bienne tient son os et quand Alatalo tombe tout seul à quelques mètres de son gardien, Earl ne se fait pas prier pour marquer le 3-0; c'est un premier break, confirmé sept minutes plus tard dans une ambiance que l'on devine aisément, puisqu'au terme d'une superbe contre-attaque, et alors que Tschantré est sur le banc des pénalités, Salmela, Künzle et Diem s'entendent comme larrons en foire pour assommer définitivement un adversaire zougois dans un mauvais soir. A moins que ce soit dans un soir d'attente avant les échéances à venir et qu'on sait décisives, les play-offs... Reste que l'équipe de Suisse centrale va enfin trouver la faille, Zehnder de derrière la cage adressant un caviar à Senteler. Cette fois, Hiller n'a rien pu faire, au contraire de son sauvetage extraordinaire de la 28e minute, lorsque Flynn s'était présenté tout seul devant lui.

Plus brouillon, mais pas moins intéressant, le troisième tiers a permis de voir qu'en plus de sa jouerie, le HC Bienne était aussi capable de se montrer présent physiquement, ce qui sera important dans les séries à venir. Et si les premières minutes furent parfois chaudes devant la cage d'Hiller, Bienne allait s'offrir un bol d'air supplémentaire grâce à Rajala, parfait dans son rôle de finisseur après le tiers violent de Maurer qui s'en était allé rebondir sur le bande du fond. La bande du son du kop biennois allait pouvoir laisser échapper quelques décibels de plus. La victoire était là. Avec les conséquences que l'on sait!

Lausanne a trouvé sa bête noire

Le Lausanne HC a perdu ses quatre confrontations face à Ambri-Piotta. Plus inquiétants, les Vaudois n'ont inscrit que trois buts aux Léventins de la saison. La rencontre de mardi soir (défaite 1-2) n'a donc pas fait exception. Un bilan peu rassurant face à un adversaire que le LHC pourrait potentiellement retrouver en play-off.

A Malley 2.0, les Vaudois auraient pourtant dû tuer le match dès le tiers médian. Matteo Nodari avait ouvert le score (24e), grâce à sa deuxième réussite de la saison. Dans la foulée, le LHC a bénéficié de deux minutes à 5 contre 3. Un double avantage numérique dont les Lions n'ont pas su profiter malgré plusieurs occasions nettes. Au lieu de creuser l'écart, Lausanne a vu les Tessinois égaliser avant la seconde sirène. D'Agostini a profité d'une pénalité inutile, concédée par Lindbohm, pour égaliser (35e).

Dans une dernière reprise fermée, les Lausannois ont (encore) manqué plusieurs possibilités de reprendre les devants. Jeffrey (48e) et Moy (49e) ont échoué sur un Benjamin Conz des grands soirs (34 arrêts au total). Ce manque d'efficacité vaudois a été à nouveau puni par les visiteurs, Plastino trouvant la faille avec un homme de plus sur la glace (53e).

Point positif pour Ville Peltonen: Jonas Junland a signé son retour au jeu dans le camp lausannois. Le colosse suédois était absent depuis le 18 décembre dernier à cause d'une blessure à l'épaule. Encore en manque de rythme, le défenseur a trois matches devant lui pour se rôder avant le début des play-off. Les Vaudois auraient pu valider officiellement leur ticket pour les séries ce mardi soir. Ils devront encore patienter. Bienne (4e) est revenu à une longueur au classement. De son côté, Ambri-Piotta a réalisé une excellente opération à Lausanne.

GE Servette mal payé à Berne

A Berne, GE Servette menait encore à la 53e minute avant de s'écrouler à 96 secondes du gong sur un but de Gaëtan Haas. Les Aigles ont cinq points de retard sur la barre et affronteront Fribourg (9e) vendredi.

Une incroyable erreur de Johan Fransson à la relance – le Suédois a directement servi Simon Moser en embuscade dans le slot - a permis au CP Berne d'ouvrir la marque (6e, 1-0). Mais Eliot Berthon, puis John Fritsche à la conclusion dans un angle fermé, ont uni leurs efforts pour tromper le gardien du SCB Leonardo Genoni (15e, 1-1). Une passe risquée de Tanner Richard derrière le but genevois a été interceptée par l'Américain Mark Arcobello et est à l'origine du 2-1 signé Thomas Rüfenacht (34e). L'addition aurait pu être plus salée si Gauthier Descloux n'avait pas brillé devant les filets. Le gardien du GSHC a effectué 20 arrêts en deuxième période pendant que ses coéquipiers n'alertaient Genoni qu'à quatre reprises.

Les Aigles ont égalisé sur une déviation de Fransson consécutive à un tir de Jonathan Mercier (44e, 2-2), avant de prendre les devants lorsque le défenseur suédois Henrik Tömmernes a transpercé Genoni d'un tir du poignet en supériorité numérique (49e, 2-3). Les Bernois ont répondu quelques minutes plus tard par Jan Mursak : le Slovène a trouvé la lucarne d'un maître tir (53e, 3-3). Le ciel est finalement tombé sur la tête des Aigles à 96 secondes de la sirène. Gaëtan Haas, d'un tir lointain en pivot, a inscrit le but gagnant pour le CP Berne (59e, 4-3) alors que Descloux était masqué par Tristan Scherwey. Vendredi, les hommes de McSorley se déplaceront à Fribourg (9e) pour un match capital. Cinq unités séparent les deux formations à trois rondes de la fin.

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