Hockey - LNA: Bienne réalise le rêve de son coach Kevin Schläpfer

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Hockey - LNABienne réalise le rêve de son coach Kevin Schläpfer

Les Seelandais sont en route pour les play-off, pour la deuxième année consécutive. Hier, ils n'ont fait qu'une bouchée de Zoug.

par
Grégory Beaud
Bienne
L'entraîneur a réussi son pari en qualifiant le club bilingue.

L'entraîneur a réussi son pari en qualifiant le club bilingue.

Les émotions étaient trop ­fortes pour Kevin Schläpfer. Après un gros quart d'heure de jeu, son équipe menait déjà 3-0 et se dirigeait gaiement vers les quarts de finale. Assis sur le banc, derrière ses joueurs, le coach bâlois de Bienne ne regardait même plus le jeu. Après la pause, le «Hockeygott» n'est plus réapparu à la bande pour la deu­xième période. Il a été remplacé par le directeur sportif Martin Steinegger.

Entre son équipe à la lutte pour le dernier strapontin qualificatif pour les séries éliminatoires et le décès de sa mère, le technicien n'a pas été ménagé psychologiquement ces derniers temps. En homme entier, Kevin Schläpfer n'a pas su ­faire face à ce torrent d'émotions. Malgré l'absence de leur entraîneur, les joueurs de Bienne ont parfaitement su mettre le point final à une histoire terminée en apothéose.

A l'issue du dernier match face à Genève, Chris McSorley avait tenu à féliciter personnellement Kevin Schläpfer, dans les couloirs de la vétuste patinoire biennoise: «Ce que tu as fait est incroyable. Tu as obtenu des résultats magnifiques avec pas grand-chose.» Venant d'un entraîneur de ce calibre, le compliment avait sans doute fait chaud au cœur de Kevin Schläpfer. «On se revoit en play-off», avait-il blagué en réponse. Il n'avait pas tout tort: dès samedi, Bienne se frottera à Fribourg Gottéron en quart de finale des play-off.

Facile. Bienne avait son destin entre ses mains et n’a pas tremblé. Tschantré, Ulmer et Truttmann ont donné trois longueurs d’avance aux Seelandais en 16 minutes seulement. Après une période dominée de la tête et des épaules (14 tirs à 5), les Biennois ont parfaitement contenu les timides assauts zougois. Berra a fait le reste du travail en s’interposant face aux percées rageuses d’Omark ou de Martschini. Le petit attaquant a forcé le gardien seelandais à un arrêt incroyable à la 40e, alors que le filet était désert. L’ultime période n’a rien changé à l’issue d’une rencontre vite pliée.

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