Actualisé 23.12.2019 à 20:11

Omnisports

Bientôt des Gardes suisses aux JO?

Le Vatican avance vers la création d'un Comité olympique et rêve de Paris 2024.

de
Sport-Center
Les adeptes de la course au Vatican qui s'entraînent avec "Athletica Vaticana" la fédération d'athlétisme du Sait-Siège.

Les adeptes de la course au Vatican qui s'entraînent avec "Athletica Vaticana" la fédération d'athlétisme du Sait-Siège.

Le plus petit État du monde veut se lancer dans l'aventure olympique. Après la constitution d'une Fédération d'athlétisme en début d'année, le Vatican a maintenant en tête le développement d'autres Fédérations sportives, nécessaire à l'intégration du Comité olympique international (CIO).

Le football, le taekwondo ou encore le cricket pourraient alors permettre au petit État de constituer un Comité olympique, et ainsi caresser de le rêve de faire flotter son drapeau lors de la grand-messe du sport international.

C'est ce à quoi s'attelle actuellement Monseigneur Melchor Sanchez de Toca, ministre des Sports du Saint-Siège: «Nous ne voulons pas lutter pour les médailles. Notre Comité olympique serait surtout symbolique. Mais cela permettrait de montrer que les valeurs de l'olympisme peuvent être partagées par les chrétiens», a-t-il confié à nos confrères de FrancsJeux.

En effet, il est difficile d'imaginer qu'un des 600 citoyens ou des 823 résidents de la cité soit capable d'aller décrocher une médaille. Cela constituerait éventuellement une ouverture pour les gardes suisses, particulièrement sportifs. Mais avant cela, le défi est d'insérer à moyen terme cet État au statut particulier dans un système qui n'est pas prévu pour accueillir de telles structures.

«J'ai profité de ma venue à Monaco, au Forum Peace and Sport, pour me rendre au siège de World Athletics. Nous avons débuté des discussions pour l'affiliation de notre Fédération. Mais si nous obtenons la reconnaissance d'une Fédération internationale, le processus sera plus facile avec les autres. Lorsque nous aurons cinq disciplines sportives affiliées à leurs Fédérations internationales respectives, nous pourrons penser à la constitution d'un Comité national olympique», souligne Melchor Sanchez de Toca.

En plus d'ouvrir les opportunités des ressortissants de l'enclave, l'intégration du mouvement sportif international est aussi vue par Monseigneur Melchor Sanchez de Toca comme un instrument politique: «Je crois qu'il est devenu important de créer des relations entre les communautés religieuses et les grandes organisations sportives. Le sport peut aider les communautés religieuses à combattre les pathologies de la religion, dont le fondamentalisme. Dans l'autre sens, la religion peut aider le monde du sport en lui apportant des vitamines éthiques et morales».

Le projet de création d'un Comité olympique est donc bien lancé pour le Saint-Siège, qui caresse l'idée de faire flotter son drapeau à Paris en 2024.

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