Actualisé 18.06.2018 à 18:04

Canton de GenèveBientôt l'initiative pour un salaire minimum cantonal

Environ 7700 signatures ont été déposées lundi à Genève en faveur de l'initiative cantonale «23 francs, c'est un minimum!». Le but: un salaire minimum d'un peu plus de 4000 frs par mois.

Selon Unia, les de salaires indécents se retrouvent dans des secteurs comme le nettoyage. Ici un nettoyeur avec son matériel attend sa camionnette à Genève.

Selon Unia, les de salaires indécents se retrouvent dans des secteurs comme le nettoyage. Ici un nettoyeur avec son matériel attend sa camionnette à Genève.

Keystone/archives

L'initiative cantonale «23 francs, c'est un minimum!», munie de près de 7700 signatures, a été déposée lundi. Pour faire aboutir ce texte qui vise à instaurer un salaire minimum à Genève, il faudra 5227 signatures valables.

«On est très satisfaits du succès rencontré par l'initiative», a fait savoir Davide de Filippo. Le secrétaire syndical du SIT a rappelé toutefois que le plus dur restait à venir, avec la campagne à mener pour gagner la votation. «Les patrons vont jeter toutes leurs forces dans la bataille», est-il persuadé.

Audrey Schmid, d'Unia, a rappelé qu'à Genève un salarié sur dix perçoit moins de 4000 francs par mois et que 18% des personnes se trouvant à l'aide sociale travaillent. Des problèmes de salaires indécents se retrouvent dans de nombreux secteurs comme l'hôtellerie-restauration, le nettoyage ou l'économie domestique.

Le problème: les employeurs, pas les frontaliers

L'accueil qu'a montré le public à cette initiative de la Communauté genevoise d'action syndicale (CGAS) est également un point positif, a estimé Davide de Filippo. Les gens semblent comprendre, selon lui, que le problème des bas salaires ne vient pas des frontaliers ou des travailleurs étrangers, mais des employeurs.

L'initiative s'inspire de la loi sur le salaire minimum du canton de Neuchâtel. Le but est d'éviter tout risque d'invalidation si le texte est attaqué au Tribunal fédéral par les milieux patronaux. Les initiants n'ont pas voulu dire combien de temps prendra le traitement de l'initiative et quand elle sera soumise au peuple. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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