Feu vert du Conseil des Etats: Bientôt une alerte enlèvement en Suisse

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Feu vert du Conseil des EtatsBientôt une alerte enlèvement en Suisse

Une alerte en cas d'enlèvement d'enfants devrait être introduite le plus vite possible. Le Conseil des Etats ne veut pas attendre fin 2010 et un rapport d'expert sur la question.

Après le meurtre de Lucie la semaine dernière, les conseillers aux Etats ont tapé du poing sur la table, dénonçant la lenteur du avec laquelle la mise en place de ce système est étudiée par un groupe de travail sous l'égide des cantons. «Il n'est plus temps d'attendre et de tergiverser, mais d'agir», a déclaré Jean-René Fournier (PDC/VS).

Il ne s'agit pas de remettre en cause le travail des policiers mais de permettre en plus à la population de collaborer, a expliqué Didier Burkhalter (PLR/NE), à l'origine de la motion. Et de rappeler le succès des systèmes mis en place aux Etats-Unis et en France, ce dernier pouvant être repris facilement en Suisse.

«Il faut arrêter de chercher des problèmes là où il n'y en a pas», a-t-il critiqué. «Si l'alerte enlèvement fonctionne aux Etats- Unis, un autre pays fédéraliste, alors cela doit être possible en Suisse, bien plus petite», a ajouté This Jenny (UDC/GL).

Les conseillers aux Etats ont donc exigé, par 38 voix contre 1, du Conseil fédéral qu'il prenne le dossier en mains et élabore, si possible cette année encore, une convention de partenariat pour introduire une alerte enlèvement au niveau suisse. Le National doit encore se prononcer.

Compétence des cantons

La ministre de la justice Eveline Widmer-Schlumpf a reconnu que les travaux ne vont pas assez vite. Mais elle a refusé, au nom de la répartition des compétences entre cantons et Confédération, de vouloir prendre le dossier en mains. En outre, certaines questions techniques doivent encore être résolues et il faut étendre l'alerte aux adolescents.

«Ce qui c'est passé la semaine dernière est terrible. Cela nous touche tous», a dit Eveline Widmer-Schlumpf. Mais selon elle, «une alerte enlèvement n'aurait pas permis d'éviter le drame».

Et de prendre en exemple le système français. Celui-ci pose un certain nombre de condititions cumulatives pour qu'une alerte soit lancée: l'enlèvement doit avoir été vu par une tierce personne ou la vie ou l'intégrité physique de l'enfant doit être menacée, a rappelé la ministre.

(ats)

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