Podcast: Bienvenue dans la «Clinique de la mémoire morte»
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PodcastBienvenue dans la «Clinique de la mémoire morte»

Ce podcast d’anticipation nous plonge au sein d’un établissement dans lequel des souvenirs sont réimplantés dans le cerveau de personnes qui ont des problèmes de mémoire.

par
Julienne Farine

«Dans un ordinateur, n’importe qui vous conseillera de faire une sauvegarde. On n’est jamais à l’abri d’un crash. Et bien, c’est la même chose avec votre mémoire», dit une voix féminine vantant les mérites de Mnémosan au début du premier épisode de «Clinique de la mémoire morte».

C’est la technologie inventée par cette entreprise, qui permet de réimplanter des souvenirs dans le cerveau des gens souffrant de troubles de la mémoire, qui est au centre de ce podcast coproduit par la RTS et la RTBF. Ou plutôt ce que l’on peut en faire, dans le bon ou le mauvais sens, ainsi que va l’expérimenter le héros, Hippolyte Polycarpe.

Les quatre épisodes de «Clinique de la mémoire morte», dont le premier sera disponible le 22 novembre 2020 sur Play RTS, ont été écrits par Sebastian Dicenaire. «C’est l’hypothèse, pas du tout étayée scientifiquement, que souvenirs et personnalités sont liés qui fait cette fiction», dit-il. L’auteur belge a lu quelques ouvrages sur le sujet et notamment sur les disques durs à ADN, mais il n’a aucune prétention de véracité dans son podcast. Il il ne serait cependant pas étonné que certains choses qu’il décrit soient dans l’air: «Parfois, ce qu’on imagine dans l’anticipation nous dépasse», avoue-t-il.

Quand le sonore devient tendance

«Clinique de la mémoire morte» n’est pas la première oeuvre sonore de Sebastian Dicenaire. «C’est mon mode d’expression premier. Cela fait dix ans que je suis dans ce domaine et il y a dix ans, c’était à la limite de la ringardise, alors que maintenant ça devient tendance», sourit-il. D’après lui, plusieurs facteurs expliquent le succès actuel des podcasts et autres oeuvres utilisant uniquement le son. D’abord la qualité des productions d’aujourd’hui, ensuite les outils qu’on utilise pour les écouter – le côté plus pratique du smartphone que du poste de radio – et pour les réaliser.

«Produire un film ou une série est lourd. Une série audio comme «Clinique de la mémoire morte», qui se passe dans un hôpital, est 100 fois, peut-être 1000 fois, moins chère que son équivalent en images. Et en son, l’anticipation fonctionne très bien, on fait appel à l’imaginaire. Avec quelques sons, l’auditeur se fabrique son espaces, ses machines, sa clinique. Pas besoin de faire appel à des décors coûteux», résume-t-il.

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