vidéo-surveillance: Big Brother gagne de nouvelles communes

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vidéo-surveillanceBig Brother gagne de nouvelles communes

La vidéo-surveillance a su séduire son monde. A l'instar de Carouge, les agglomérations jusque là réticentes finissent par céder.

par
Winnie Covo
Une caméra de surveillance garde en permanence un œil sur l'Horloge Fleurie.

Une caméra de surveillance garde en permanence un œil sur l'Horloge Fleurie.

«Je n'aurais jamais pensé déposer une demande allant dans le sens de la vidéo-surveillance», lance Jean-Pierre Aebi, conseiller administratif de Carouge, en charge de la sécurité. La commune qui tergiversait encore il y a un an pourrait finalement passer le cap, en proie à une augmentation du nombre de déprédations. Carouge se retrouverait ainsi flanquée de douze nouveaux yeux branchés sur les places du Marché, du Temple et de l'Octroi, en passant par la rue Vautier.

Si l'affaire est à l'ordre du jour, les partis de l'entente et la Gauche sont encore partagés. Verdict le 27 juin prochain après consultation de la préposée à la protection des données et au vote du Conseil municipal. Il y a dix jours, c'est Lancy qui a succombé à l'appel de Big Brother, en acceptant à 16 voix contre 13 le principe de l'installation d'un réseau de dix caméras dans ses parcs, ou aux abord des écoles.

A Vernier, si la motion a été bien reçue par les municipaux, l'exécutif tarde à trancher. Pierre Cerutti, maire de la commune se dit cependant «totalement pour», insistant sur le fait que la vidéo-surveillance est «un outil de sécurité supplémentaire». Après le ville de Genève il y a 15 ans, le Grand-Saconnex en 2006 ou Cologny et Veyrier en 2009, les communes tombent une à une sous le charme des caméras.

Pendant ce temps, le Canton peine, lui, à s’organiser

Alors que les administrations communales s’organisent à l’interne, le Canton a encore du travail. Guillaume Barazzone, député démocrate-chrétien à l’origine de la loi sur la vidéo-surveillance, rappelle en effet qu’aucune planification cantonale de la vidéo-surveillance n’est pour l’heure disponible. Et d’ajouter que «pour faire diminuer l’insécurité nous désirons un système de vidéo-surveillance efficace et intelligent». Un argument qui a apparemment séduit les communes.

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