Lausanne: Bijoux du tsar volés à la Bibliothèque
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LausanneBijoux du tsar volés à la Bibliothèque

Des parures offertes par le tsar Nicolas II au précepteur vaudois Pierre Gilliard ont disparu en octobre 2009. Mais l'affaire n'avait pas été révélée à l'époque.

Les bijoux de Nicolas II ont été volés en 2009 dans le coffre-fort de la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne de Dorigny.

Les bijoux de Nicolas II ont été volés en 2009 dans le coffre-fort de la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne de Dorigny.

Les bijoux du dernier empereur de Russie ont été volés en 2009 dans le coffre-fort de la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne. L'affaire n'avait pas été rendue publique.

«Le coffre-fort de la BCU à Dorigny a été forcé pendant la nuit du 29 au 30 octobre 2009. Des bijoux en or, de l'argent et des documents ont été dérobés», a indiqué samedi Olivier Rochat, de la police cantonale, confirmant une information révélée par «24 heures».

Selon le journal, la famille impériale avait offert quatre bijoux à la future épouse du précepteur et ce dernier avait reçu de Nicolas II un porte-cigarettes en or orné des armes des Romanov. Le neveu de Pierre Gilliard a découvert le vol la semaine dernière, alors qu'il se rendait à la bibliothèque pour consulter le fonds donné par son aïeul.

Selon Michael Fiaux, porte-parole du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC), l'Université de Lausanne (UNIL), qui est responsable du bâtiment de la BCU, a porté plainte à l'époque. Une enquête a été menée, sans résultat pour l'instant.

Département pas au courant

Le Département et sa cheffe Anne-Catherine Lyon n'avaient pas été informés du vol de 2009. «Nous avons découvert l'affaire cette semaine, lorsque le journal nous a posé des questions», a-t-il dit.

En 1905, Pierre Gilliard avait été embauché par le tsar pour enseigner le français à ses filles. Dès 1912, il était devenu le précepteur du tsarévitch Alexis, hémophile. Il a partagé les dernières années de captivité et de persécution de la famille Romanov. Parce qu«il était Suisse, il a échappé de justesse à la fusillade d«Ekaterinbourg qui décima la famille impériale en 1918. (ats)

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