Bilan mitigé dans la restauration après l'Euro
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Bilan mitigé dans la restauration après l'Euro

Jackpot pour les fast-food du centre-ville, calvaire pour les restaurants excentrés: à l'heure des comptes, les associations de restaurateurs des villes hôtes de l'EURO avancent un bilan mitigé.

«Dans les cafés qui ont retransmis les matches de football, le bilan est souvent positif», indique Laurent Terlinchamp, président de la Société des cafetiers, restaurateurs et hôteliers de Genève (SCRHGe), contacté par l'ATS.

En revanche, la plupart des gens ne sont pas prêts à manquer un match pour un bon repas. «Les restaurants ont souffert. Pour certains, ça a même été un vrai calvaire», souligne le président de la SCRHGe.

«Il est pour l'instant difficile de chiffrer les retombées économiques de l'EURO pour les cafés et les restaurants de Genève. Mais le bilan paraît dans l'ensemble mitigé», ajoute Laurent Terlinchamp.

Gagnants au centre

A Bâle, une enquête de l'Association des restaurateurs de Bâle- Ville, fait état d'une affluence plus élevée qu'à l'ordinaire dans les établissements du centre-ville.

«Les fast-food du centre-ville sont les grands gagnants de l'EURO 2008», relève Marcus Ebneter, délégué de l'association. Ces locaux ont vu en moyenne leurs ventes augmenter de 20% à 40%. Les jours de match ont été particulièrement rentables, note-t-il.

Mais à Bâle comme à Genève, l'EURO n'a pas tourné à l'avantage des restaurants: leurs recettes se sont révélées en moyenne 10% à 15% moins élevées. Les bistrots des quartiers périphériques se sont eux retrouvés complètement dans l'ombre. La plupart ont enregistré une baisse de leur chiffre d'affaires de 15% à 30%. Certains ont même connu un recul de 50%.

Pour l'ensemble de la ville de Bâle, 600 à 800 établissements ont souffert de la manifestation. Seuls 200 en ont profité, selon Marcus Ebneter.

Vidés de leurs clients

Du côté de Zurich, les impressions sont similaires. Pour le président de GastroZurich Ernst Bachmann, les établissements des fan-zones et des abords du stade ont fonctionné à plein régime. En revanche, ceux de la périphérie se sont retrouvés vidés de leurs clients.

«Les fan-zones ont attiré les habitants des quartiers périphériques», explique Ernst Bachmann. Les cafés de ces quartiers ont même peiné à retenir leur clientèle habituelle. Mais il est encore trop tôt pour dresser un bilan définitif, précise-t-il cependant.

Le secrétaire de GastroBerne, Jean-Daniel Martz, évoque également un retrait de la clientèle habituelle de nombreux locaux. Mais ici en tout cas, la déferlante de supporters néerlandais a fait le bonheur des cafetiers.

Même si les chiffres exacts ne sont pas encore connus, GastroBerne s'attend à des retombées globalement positives. (ats)

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