Vaud: Bilan positif pour le Conseil d'Etat
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VaudBilan positif pour le Conseil d'Etat

A mi-législature, le canton affiche une bonne santé tant au niveau de l'économie que des finances publiques, malgré des incertitudes au plan national et international.

Le président du Conseil d'Etat Pierre-Yves Maillard s'est déclaré assez satisfait et fier de l'avancement des travaux.

Le président du Conseil d'Etat Pierre-Yves Maillard s'est déclaré assez satisfait et fier de l'avancement des travaux.

Le bilan positif du canton de Vaud a été présenté lundi par le Conseil d'Etat in corpore. Les Verts ont déploré le peu de cas fait de l'environnement.

Le président du Conseil d'Etat Pierre-Yves Maillard s'est déclaré assez satisfait et fier de l'avancement des travaux. Il fallait mettre les bouchées doubles durant les deux à trois premières années, avant que toute une série d'échéances électorales en fin de législature ne rendent les choses plus délicates, a-t-il souligné devant la presse réunie à Lausanne.

Imposition des entreprises

En 2012, le Conseil d'Etat à majorité de gauche a défini dans son programme cinq axes et 23 priorités, s'appuyant sur des finances assainies et le dynamisme de son économie. Aujourd'hui plus de 130 mesures ont été prises et près de 60 autres vont l'être d'ici 2017, a relevé Pierre-Yves Maillard.

Le gouvernement ne sous-estime pas pour autant les défis qui l'attendent, notamment l'accroissement de la démographie et son corollaire l'aménagement du territoire ou les conséquences du vote du 9 février.

Parmi les enjeux à venir d'ici la fin de la législature, le président a cité la feuille de route sur la réforme de l'imposition des entreprises comme celle sur l'équilibre dans le partage des pouvoirs entre exécutif, législatif et judiciaire. Le canton va continuer à se mobiliser pour l'insertion économique et sociale de l'ensemble de la population et également pour la diminution du taux d'aide sociale.

Projets saillants

Un à un, les conseillers d'Etat ont passé en revue les projets les plus saillants lancés ou accomplis depuis 2012. Ils ont notamment cité le domaine du logement avec l'élaboration en 2014 du contre-projet gouvernemental à l'initiative de l'Asloca, la planification d'infrastructures pénitentiaires à long terme et la révision de la loi sur l'énergie.

D'autres projets et chantiers majeurs se poursuivent en matière de mobilité (développement du RER Vaud, future RC 177), d'éducation et de formation (campus santé, gymnase de Renens, loi sur l'aide aux études), de santé (nouvel hôpital pédiatrique), de culture (pôle muséal) ou encore de soutien à l'économie et de sport (candidature pour les Jeux olympiques de la Jeunesse 2020).

Compromis dynamique

Quant à leur manière de travailler, les membres du gouvernement se sont félicités de leur belle entente. La marque de fabrique du Conseil d'Etat est la recherche de solutions malgré les sensibilités politiques qui subsistent, a assuré M. Maillard.

«On ressent le besoin très fort de travailler en délégation et de faire régulièrement des séances transversales», a-t-il souligné. «Si l'on n'est pas d'accord, on essaie d'élargir les discussions et de trouver des solutions innovantes, a ajouté Pascal Broulis.

«Des compromis dynamiques» ont ainsi pu être trouvés dans le domaine les relations financières entre l'Etat et les communes, de l'assainissement de la caisse de pensions de l'Etat de Vaud ou du contre-projet à l'initiative «Sauver Lavaux».

Politique anticyclique

Quant à l'avenir, le Conseil d'Etat se veut optimiste. «On vit un petit miracle, on en est conscient. On constate que notre économie a su se diversifier», a déclaré Philippe Leuba. «Il n'y a pas de signe avant-coureur d'une détérioration en tout cas pas d'ici 2016-2017», a-t-il assuré.

«On a les moyens d'assurer une politique anticyclique sérieuse», a ajouté M. Maillard. Elle permettra d'atténuer la récession qui viendra certainement un jour.

D'autres réformes

Dans un communiqué, les Verts vaudois saluent l'importance des réformes réalisées. Dans la deuxième moitié du quinquennat, ils espèrent néanmoins davantage d'attention pour «le parent pauvre des finances cantonales à la santé pourtant insolente»: l'environnement. (ats)

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