Actualisé 09.06.2014 à 15:03

IrakBilan très lourd pour un double attentat

L'explosion d'une bombe suivie d'un attentat-suicide à la voiture piégée a fait au moins 30 morts et 185 blessés lundi à Touz Khourmatou, dans le nord de l'Irak, a-t-on appris de sources médicales.

Cette attaque, revendiquée par l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), survient après qu'une centaine de personnes ont été tuées dans des violences ce week-end.

Elle s'est produite au siège de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), le parti du président Jalal Talabani. Les explosions ont détruit de nombreuses maisons. Un attentat sanglant de l'EIIL avait déjà eu lieu dimanche contre les bureaux de l'UPK à Jalawla.

Cette ville multiethnique fait partie des territoires du nord, que les dirigeants du Kurdistan irakien souhaitent intégrer à leur région autonome, ce à quoi les autorités centrales s'opposent.

Lundi, une autre explosion contre un point de contrôle de l'armée a tué lundi deux soldats et en a blessé cinq autres à Baqouba (nord de Bagdad), tandis que deux personnes ont trouvé la mort lors d'attaques dans la capitale, selon des responsables.

Démonstration de force

L'Etat islamique en Irak et au Levant a lancé de nombreuses offensives depuis jeudi, dans ce qui semble une démonstration de force. Elles mettent en lumière l'impuissance des forces de sécurité nationales.

Les violences les plus meurtrières ont eu lieu samedi. Les jihadistes ont pris en otage durant plusieurs heures des étudiants de l'université de Ramadi (100 km à l'ouest de Bagdad).

La même journée, ils ont lancé un assaut meurtrier contre la police dans le nord, où 21 policiers et 38 insurgés ont été tués. Une série d'attentats dans la capitale a en outre fait 25 victimes.

4600 morts depuis janvier

L'Irak a renoué avec les niveaux de violence de 2008, quand le pays sortait d'un conflit confessionnel ayant fait des dizaines de milliers de morts. Plus de 4600 victimes ont été recensées depuis le début de l'année, selon un bilan établi par l'AFP.

Le Premier ministre sortant, le chiite Nouri al-Maliki, honni par les rebelles sunnites, mène depuis des semaines des tractations difficiles pour se maintenir au pouvoir. Son bloc est arrivé en tête des législatives en avril. (ats/afp)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!