Actualisé 18.02.2014 à 09:25

GenèveBillets SMS des TPG, cauchemar des fraudeurs

Lancés le 1er février, les tickets commandés via natel remportent un joli succès à Genève. Ils semblent en outre infaillibles face à la triche.

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Les sésames électroniques ont déjà été utilisés 18'000 fois. (Photo: 20 Minutes)

Les sésames électroniques ont déjà été utilisés 18'000 fois. (Photo: 20 Minutes)

«En voyant les agents des TPG commencer à procéder à des contrôles dans le bus 2, une passagère a rapidement commandé un billet avec son téléphone. Mais elle n'a quand même pas échappé à l'amende.» Au début du mois, les Transports publics genevois (TPG) mettaient en service leur système de sésames par SMS. Certains se demandaient si le transporteur n'offrait pas là l'opportunité aux fraudeurs d'échapper aux contrôles en achetant leur billet uniquement à la vue d'un uniforme. L'anecdote, vécue par une voyageuse vendredi dernier à la Jonction, peut les rassurer.

«En montant à bord du véhicule, les contrôleurs quittancent sur leur système de contrôle le début de la période de contrôle, explique Isabel Pereira, porte-parole des TPG. Ils scannent ensuite les billets achetés par SMS et l'application les informe si oui ou non le billet a été acheté avant le début du contrôle, donc avant la montée à bord du véhicule; le système fonctionne à la seconde près.» Dans ces conditions, difficile pour les milliers d'utilisateurs de tickets électroniques (voir encadré) de frauder.

Pionniers en matière de vente de tickets par SMS, les Transports publics fribourgeois (TPF) ne traquent pas les resquilleurs le doigt sur le chronomètre: «Soit un billet est valide, soit il ne l'est pas, commente leur attaché de presse, Martial Messeiller. Si un billet est émis quelques secondes avant le contrôle, nous discutons avec l'usager. Mais les cas limites sont rares.» Aux CFF, c'est le départ effectif du train qui fait office de borne pour commander son ticket sur l'application dédiée.

Clients accros à leur téléphone

Deux semaines après l'introduction du système, plus de 18 000 titres de transport ont été achetés en envoyant tpg1 au 788. Ils représentent déjà près de 8% du volume total des tickets vendus par les TPG. Et les statistiques montrent que la croissance ne devrait pas s’arrêter. A Fribourg, cette proportion atteint 25% après deux ans d’exploitation.

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