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VaudBiopôle: virés, les responsables contestent

Les dirigeants du Biopôle démis de leur fonction vendredi dénoncent «l'inutile brutalité avec laquelle leur départ a été signifié».

Soupçonnés de gestion déloyale à hauteur d'au moins 650'000 francs, les deux administrateurs «contestent avoir commis des actes de nature pénale».

Le président et l'administrateur du Biopôle à Epalinges (VD) «sont surpris des accusations portées contre eux» et dénoncent une présomption d'innocence mise à mal, a communiqué lundi leur avocat Alexandre Curchod. Ils précisent que «durant de très nombreuses années et malgré leurs demandes, les contours de leur mandat n'ont pas été clairement définis».

Lorsque l'Etat créée des sociétés de droit privé pour gérer une activité, la situation est par nature peu claire», relève le défenseur. Il rappelle également que sous l'impulsion de ces deux dirigeants, «Biopôle est devenu en quelques années le fer de lance de la promotion économique vaudoise».

Factures suspectes

Vendredi les actionnaires du Biopôle - l'Etat de Vaud et les communes de Lausanne et d'Epalinges, ont annoncé s'être séparés des deux administrateurs avec effet immédiat. Une plainte pénale a été déposée contre eux, suite à des «manquements significatifs» constatés par le Contrôle cantonal des finances dans la gestion de la société.

Les administrateurs sont soupçonnés de gestion déloyale en rapport avec des factures suspectes datant de l'année 2010, a indiqué Nicolas Cruchet, procureur en charge de l'enquête. Il revenait sur des informations de plusieurs médias.

Le gros du problème porte sur une facturation suspecte à hauteur de 650'000 francs. Il y a d'autres aspects d'importance moindre, a-t-il précisé.

En filigrane, une situation complexe devra être clarifiée. Lorsque une société anonyme de droit public créée par l'Etat de Vaud et des communes est gérée par des administrateurs venant du privé et ayant d'autres casquettes, cela donne un imbroglio difficile à démêler, a constaté le procureur.

Les administrateurs ont été interpellés à la sortie du conseil d'administration vendredi pour être interrogés. Une perquisition a été menée. (ats)

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