Actualisé 22.01.2014 à 06:58

FestivalBlack Movie sans censure ni limite d'âge

Le Festival rappelle à quel point nous sommes chanceux, sous nos latitudes, de pouvoir voir des films depuis notre plus jeune âge, et sans subir les foudres du gouvernement.

de
Catherine Magnin

«Le piano magique», l'un des nombreux courts métrages d'animation programmé au Petit Black Movie.

Que les plus jeunes spectateurs puissent découvrir le cinéma lors de projections particulièrement conçues pour eux semble une évidence.

C'est pourtant une chance dont il ne faut pas se priver de profiter. Surtout que le Petit Black Movie propose cette année 43 films venus de 23 pays différents. Pour ouvrir l'esprit, il n'y a pas mieux. Comme il n'y a pas mieux que les intitulés des programmes pour mettre l'eau à la bouche des cinéphiles de 4 à... pas d'âge. «Les petits canards en papier», «Péril en la nature», «Cowboys, mimes & monstres aquatiques»...

Et ne manquez sous aucun prétexte «Le piano magique», sur des musiques de Chopin (voir bande annonce ci-dessus)

A noter que le programme «Tour du monde» fera escale dans 17 maisons de quartier et centres de loisirs du canton de Genève.

Programme complet de ce mercredi et des jours suivants sur le site du festival.

Elan de solidarité

Et puis on oublie un peu trop facilement la chance de voir arriver les films sur nos écrans des films sans qu'ils soient préalablement "purgés" par la censure. Tous les pays ne peuvent pas se targuer d'une telle liberté. Prenez la Chine par exemple. L'édition 2013 du Beijing Independent Film Festival (BIFF) a subi les foudres du gouvernement qui a menacé d'emprisonner l'un de ses organisateurs et n'ont autorisé que les invités étrangers à visionner les films sur support DVD et à condition de ne pas être plus de six à la fois!

Par solidarité, Black Movie a demandé au BIFF de présenter une sélection de films qu'ils auraient dû montrer.

La Chine entre doc et fiction

Tu paies ou tu raques; tu te tais ou tu meurs: voila la morale dénoncée dans les fictions de Zune Kwok («Downstream», ou les malheurs d'un livreur qui doit payer cher d'avoir heurté la voiture de ripoux) et Dai Zong («A lost way», ou le calvaire d'un pétitionnaire qui voulait "juste" faire valoir ses droits).

Le taux de cancer des poumons anormalement élevé dans un village («Hutoushan Village», de Jie Wu), les SDF de Beijing («The son of Adam», de Changqing Chen), la mort suspecte d'un dissident et dirigeant d'un village («Ping'an Yueqing», de Ai Weiwei, le fameux artiste toujours assigné à résidence en Chine): autant de docs sur des sujets auxquels il ne fait pas bon toucher. Voilà ce qui est au menu de la section Carte blanche au BIFF.

Black Movie 2014

Genève, jusqu'au 26 janvier

Les films de chaque section sont projetés plusieurs fois au cours de la manifestation.

Infos et programme: www.blackmovie.ch

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