Actualisé 22.02.2020 à 07:57

«Il triche au golf»

Bloomberg se moque de Trump sur des publicités

C'est le dernier épisode de l'empoignade à laquelle se livrent les deux milliardaires avec une virulence accentuée ces dernières semaines.

Ces messages défilent en lettres capitales sur le célèbre «Strip» de Las Vegas.

Ces messages défilent en lettres capitales sur le célèbre «Strip» de Las Vegas.

AFP/Mark Ralston

«Donald Trump triche au golf», «Le mur de Trump est tombé»: Michael Bloomberg se moque ouvertement de celui qu'il espère déloger de la Maison Blanche, sur des panneaux publicitaires déployés vendredi à Las Vegas, où séjourne actuellement le président américain.

«Donald Trump a perdu le vote populaire», clame un autre panneau lumineux en référence à l'élection présidentielle de 2016, que le candidat républicain avait remportée à la faveur des «grands électeurs», tout en ayant récolté moins de voix que sa rivale Hillary Clinton au niveau national.

Ces messages défilent en lettres capitales sur le célèbre «Strip» de Las Vegas, une avenue bordée de casinos et d'hôtels, dont celui appartenant à Donald Trump, qui y séjourne en ce moment.

Les septuagénaires new-yorkais multiplient les échanges d'amabilités depuis que le plus riche des deux, Michael Bloomberg, est entré en campagne.

Donald Trump, qui surnomme l'ancien maire de New York «Mini Mike» en raison de sa taille modeste (1,70 m), a notamment raillé cette semaine la prestation de son rival -- «La pire de l'histoire!» -- lors d'un débat entre les principaux candidats à l'investiture démocrate pour la présidentielle de novembre.

365 millions de dollars pour des publicités

Michael Bloomberg, qui compte parmi les dix hommes les plus riches de la planète, a déjà battu, avec près de 365 millions de dollars dépensés en spots publicitaires traditionnels, le record détenu jusqu'ici par Barack Obama pour l'ensemble de sa campagne en 2012.

Ses panneaux de Las Vegas, presque sous les fenêtres aux teintes dorées de l'hôtel Trump, ont reçu un accueil mitigé.

«Je n'aime pas l'idée qu'il puisse acheter la présidence», témoigne Gerry Frenze, dirigeant d'une entreprise de transports venu du Delaware pour une convention.

«Je n'aime pas que Bloomberg fasse ça, mais Trump l'a cherché, il a commencé», juge de son côté sa femme, Kim Corrigan. «Son comportement tire tout le monde vers le bas».

Alors que le Nevada se prononcera samedi dans la primaire démocrate, Mya Sepeda, qui lit l'avenir dans des cartes de tarot -- et avait forcément vu venir sa victoire surprise en 2016 --, estime lui que le président «mérite un peu plus de respect». (afp)

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