Transport ferroviaire : BLS supprime 40 postes et d'autres devraient suivre
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Transport ferroviaire BLS supprime 40 postes et d'autres devraient suivre

La compagnie ferroviaire BLS veut économiser 10 millions de francs en 2013. Pour ce faire, elle va couper dans ses effectifs.

La compagnie ferroviaire va supprimer 40 postes.

La compagnie ferroviaire va supprimer 40 postes.

La compagnie ferroviaire BLS concrétise les mesures d'économies qu'elle avait annoncé: en 2013, elle devrait supprimer quelque 40 postes de travail. Dix à 15 personnes seront vraisemblablement licenciées et 30 postes devraient être biffés au gré des fluctuations naturelles.

Ces mesures permettront à BLS d'économiser environ 10 millions de francs l'année prochaine, a indiqué mardi la compagnie. Il s'agit de la première étape d'un plan de mesures annoncé il y a quelques mois déjà et qui s'étendra sur trois ans.

En avril, le directeur Bernard Guillelmon avait déjà affirmé que BLS devait améliorer son efficacité. En 2011, l'entreprise avait certes transporté davantage de personnes et de marchandises, mais elle n'avait réalisé qu'un modeste bénéfice. En août, M. Guillelmon n'excluait plus une réduction des effectifs.

Plusieurs secteurs touchés

Dans cette première tranche de mesures, outre une amélioration de l'efficacité, la compagnie veut aussi réduire, entre autres, les dépenses en matière de conseils, les honoraires externes et les dépenses de marketing. Les horaires d'ouverture de ses agences de voyage seront aussi réduits.

BLS envisage également de diminuer sa contribution à sa fondation pour le patrimoine historique. L'offre à la clientèle ne devrait en revanche être touchée que de manière marginale, précise l'entreprise, dont le siège est à Berne.

Pour les 10 à 15 personnes qui perdront leur poste, BLS tentera dans la mesure du possible de leur offrir une alternative au sein de l'entreprise. Dans les cas où cela ne sera pas possible, des mesures de soutien seront élaborées et adoptées en collaboration avec les partenaires sociaux.

A plus long terme, BLS envisage de simplifier les standards en matière d'infrastructures, mais sans toucher aux normes de sécurité.

Objectif: 50 millions

Au total, la compagnie doit économiser environ 50 millions de francs d'ici à 2015 si elle veut augmenter sa rentabilité. Elle ne donne pour l'heure pas d'informations sur les prochaines étapes, mais on peut supposer que d'autres places de travail seront concernées, écrit-elle dans son communiqué.

Pour ces prochaines années, BLS se trouve face à plusieurs défis d'ordre financier: l'assainissement de la caisse de pensions, la constitution de réserves de fluctuation ainsi que des investissements permettant de satisfaire la demande. Pour répondre au besoin croissant de mobilité, la compagnie a investi près de 500 millions de francs dans des trains à deux étages.

Le financement du trafic régional cause aussi des soucis aux dirigeants. Aujourd'hui déjà, les sommes versées par les cantons ne suffisent plus à couvrir les coûts des prestations qu'ils commandent. Et cet écart risque de s'accroître ces prochaines années, craint BLS.

«Avec son programme d'économies, l'entreprise BLS fait ses devoirs. Elle attend maintenant de la politique et des cantons qu'ils apportent aussi leur contribution», explique le directeur Bernard Guillelmon.

«Une poule sans tête»

Le Syndicat du personnel des transports (SEV) critique ce programme d'économies, dans lequel la compagnie s'est jetée trop rapidement, selon lui. «BLS agit comme une poule à qui l'on vient de couper la tête», commente mardi Jérôme Hayoz, secrétaire syndical responsable du dossier, cité dans un communiqué.

Le SEV se dit «stupéfait de constater la vertigineuse ascension des salaires de la direction durant les dernières années». Le syndicat attend des membres de la direction qu'ils ramènent ces rémunérations au niveau où elles se trouvaient avant l'arrivée de Bernard Guillelmon à la tête de l'entreprise.

Le SEV salue toutefois le fait que la plus grande partie des suppressions de postes puisse se faire au gré des fluctuations naturelles. Pour les 10 à 15 postes restants, le syndicat attend des solutions internes afin d'éviter les licenciements.

(ats)

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