Actualisé 02.07.2014 à 19:57

Etats-Unis

BNP Paribas exprime ses «regrets»

BNP Paribas a acheté des pages de publicité dans la presse américaine mercredi.

La banque y exprime ses «regrets» et dit assumer ses responsabilités, après avoir accepté de payer une amende de 8,9 milliards de dollars (7,9 milliards de francs) pour violations d'embargos.

Cette publicité occupe une pleine page dans le New York Times et le Wall Street Journal, notamment. «Cette semaine, BNP Paribas est parvenue à un accord avec les autorités américaines relatif à des transactions impliquant des parties soumises à des sanctions américaines», écrit le directeur général Jean-Laurent Bonnafé.

«Nous avons toujours cherché à maintenir un niveau d'exigence élevé en terme de conduite, ce que nous n'avons pas réussi à faire en l'espèce. Nous le regrettons profondément», ajoute M. Bonnafé. «Les erreurs qui ont été mises en lumière au cours des enquêtes n'auraient jamais dû se produire chez BNP Paribas», promet-il.

M. Bonnafé assure que l'établissement financier a «appris sa leçon». «Les personnes impliquées ont été sanctionnées ou ont quitté le groupe. Nous avons renforcé de façon importante nos procédures et contrôles pour nous assurer que cela ne reproduise pas». Il ajoute que l'accord conclu lundi dernier «ne remet en cause ni la force ni la solidité de BNP Paribas».

Le groupe bancaire français emploie 15'000 personnes en Amérique du Nord et veut renforcer sa banque de détail et la banque d'investissement dans les prochaines années. Le directeur général termine par un mot de remerciement aux clients, aux employés, aux actionnaires et aux investisseurs pour leur «soutien» pendant une période qu'il qualifie de «difficile».

BNP Paribas s'est vu infliger une amende de 8,9 milliards de dollars aux Etats-Unis pour avoir violé des embargos américains contre le Soudan, Cuba et l'Iran entre 2002 et 2012. (ats)

Violation d'embargos américains: Deutsche Bank «coopère» avec les Etats-Unis

La banque allemande Deutsche Bank a indiqué mercredi qu'elle coopérait avec les Etats-Unis qui enquêtent sur ses transactions en dollars menées pour le compte d'entités de pays frappés par des sanctions économiques américaines. «Nous avons reçu des demandes d'informations des agences de régulation concernant l'historique des ordres de paiements en dollars effectués via nos institutions financières américaines», a précisé par courriel Michael Golden, un porte-parole de la banque. Le but de ces demandes est de vérifier si ces opérations en dollars sont «conformes» aux lois américaines, a-t-il ajouté, sans donner le nom des agences en question. «Nous coopérons avec les régulateurs», a-t-il simplement confié. Deutsche Bank dit ne pas être à même de déterminer à l'heure actuelle les conséquences éventuelles de ces enquêtes.

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