dance: Bob Sinclar passe du rap au ragga
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danceBob Sinclar passe du rap au ragga

Fer de lance des DJ français qui réussissent à l'étranger, Bob Sinclar sort douze titres où se mélangent de nouvelles influences.

par
Olivier Delaloye

Il y a un peu plus de vingt ans que Christophe Le Friant de son vrai nom arpente les clubs et les boîtes de nuit de France et de Navarre. En 1998, il s'inspire du nom du personnage interprété par Jean-Paul Belmondo dans «Le magnifique», et il devient très vite une référence. Jusqu'à la sortie de son cinquième album en 2005, le DJ, très influencé par le disco, se limite à produire des titres proches des dancefloors. Mais la chanson et les guitares de «Love Generation» – générique de l'émission «Star Academy» – vont lui permettre d'évoluer. Cette ouverture musicale n'a jamais été aussi perceptible qu'au travers de ce septième opus. Le compositeur fait très fort d'entrée, en co-signant «Lala Song» avec les trois membres d'origine de Sugarhill Gang. Ce groupe américain de la fin des années 1970 a popularisé le rap dans le monde entier. A peine a-t-on fini de fredonner ce tube en puissance que Bob Sinclar provoque d'inévitables déhanchements sur un air de lambada avec «Give Me Some More». L'ambiance devient ragga sur «Love You No More». Cette chanson, qui reprend le «Je ne t'aime plus», de Manu Chao, devient confuse à trop vouloir mélanger les genres. De titre en titre, le dépaysement est tel que l'on est presque surpris lorsque arrive le beat plus classique sur «Peace Song», sorte d'hymne à la paix.

Bob Sinclar «Born in 69».

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