Aéronautique: Boeing supprime jusqu'à 2300 emplois

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AéronautiqueBoeing supprime jusqu'à 2300 emplois

Le constructeur aéronautique américain a annoncé vendredi qu'il allait supprimer entre 2000 à 2300 emplois liés à ses programmes 787, un avion interdit de vol dans le monde à la suite de problèmes de batterie, et 747, un autre long courrier.

Les problèmes du 787 ont des répercussions terribles.

Les problèmes du 787 ont des répercussions terribles.

Les réductions d'effectifs comprendront 800 licenciements secs d'ici la fin de l'année. Le reste sera constitué de départs naturels, de redéploiements et du non-remplacement de postes vacants qui auraient normalement dus être pourvus.

«Alors que les efforts de développement du 787 et du 747 arrivent à leur fin et que les problèmes (de production) sont en baisse, nous avons besoin de moins de ressources», selon un communiqué.

Un porte-parole de Boeing a affirmé que les réductions d'emploi n'avaient «rien à voir avec les problèmes de batterie du 787». Elles «concernent les activités de développement du 787, qui sont à présent terminées, et elles étaient prévues», a-t-il ajouté. La production du 787 «est stable malgré les problèmes de batterie», selon lui.

Interdiction de vol

Le groupe a suspendu ses livraisons aux clients depuis l'interdiction de vol de l'appareil, mais il continue de produire cinq exemplaires du 787 par mois et compte monter à 10 par mois d'ici la fin de l'année.

Un feu s'est déclaré sur la batterie d'un 787 appartenant à Japan Airlines le 7 janvier à Boston. Le 16 janvier, un second incident au Japon a provoqué un atterrissage d'urgence. Le Dreamliner est interdit de vol dans le monde depuis cette date, soit 50 appareils cloués au sol.

Le groupe s'est fait tancer jeudi par les autorités américaines de l'aviation dans le cadre de l'enquête sur les batteries. Le directeur juridique de la Commission américaine sur la sécurité des transports (NTSB) a rappelé à Boeing «ses obligations en tant que partie dans l'enquête» gouvernementale sur le 787.

«Le fait que le groupe n'ait pas informé la NTSB du contenu de la conférence de presse tenue à Tokyo (le 15 mars) à l'avance est contraire à nos attentes de la part d'une société partie prenante à l'une de (nos) enquêtes», dénonce le responsable de la NTSB.

Le 15 mars à Tokyo, le directeur de la branche d'aviation civile de Boeing avait affirmé que le 787, surnommé le «Dreamliner», était un avion «absolument sûr» et que «la reprise des vols commerciaux (était) sans doute plus une question de semaines que de mois». (afp)

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