22.10.2020 à 11:38

AéronautiqueBoeing tâte le terrain pour un éventuel nouvel appareil

Le constructeur américain, touché par les crises du 737 MAX et du Covid-19 évoque la possibilité de lancer un appareil monocouloir et doté de moteurs améliorés.

L’appareil se situerait entre les versions les plus grosses du 737 MAX et son avion long-courrier 787 Dreamliner (photo prétexte).

L’appareil se situerait entre les versions les plus grosses du 737 MAX et son avion long-courrier 787 Dreamliner (photo prétexte).

AFP

Boeing a commencé à évaluer le possible intérêt des compagnies pour un nouvel avion, selon le «Wall Street Journal». Le constructeur aéronautique américain est fortement affecté par la crise du 737 MAX et les effets de la pandémie de Covid-19 sur le trafic aérien.

Le concurrent d’Airbus a évoqué avec des clients et des fournisseurs la possibilité de lancer un programme portant sur un appareil monocouloir pouvant transporter entre 200 et 250 passagers et doté de moteurs améliorés, détaille mercredi le quotidien économique, en citant des sources proches du dossier. Cela placerait l’appareil entre les versions les plus grosses du 737 MAX et son avion long-courrier 787 Dreamliner.

Son patron, David Calhoun, avait indiqué en janvier que le groupe allait mettre de côté une idée évoquée en interne depuis plusieurs années sous le nom de «New Midmarket Airplane» (nouvel appareil de milieu de gamme) pour développer un nouveau projet. «On va, une nouvelle fois, commencer à partir d’une feuille vierge», avait-il alors affirmé. C’était avant la pandémie et ses conséquences sur le transport aérien.

737 MAX toujours cloué au sol

Les discussions sur un nouveau modèle en sont encore à un stade précoce et pourraient ne mener à rien, souligne mercredi le «Wall Street Journal» en relevant que le développement de tout nouveau programme prend plusieurs années.

Boeing, qui s’enquiert régulièrement des besoins de ses clients, attend pour l’instant toujours le feu vert des autorités pour faire voler son avion-phare, le 737 MAX, cloué au sol depuis mars 2019 après deux accidents ayant fait 346 morts au total. Certains avaient même dus être garés sur le parking des employés.

Il reste encore plusieurs étapes à franchir avant que l’agence américaine de l’aviation n’annule l’ordre d’immobilisation au sol du 737 MAX et l’organisme refuse de s’avancer sur un calendrier précis.

Le patron de l’agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) a pour sa part souligné la semaine dernière que l’organisme pourrait officiellement donner son feu vert à la remise en service du 737 MAX avant la fin de l’année.

(ATS)

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61 commentaires
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TAGADA

23.10.2020 à 16:09

Cela fait plus de dix ans que Boeing n'a pas développer un nouvel avion commercial. Tout ce qui est sortis de cette entreprise ces dernières années est une modification bricolée du 737 dont on connait le succès. Super d'annoncer le développement d'un nouvel avion, mais si les ingénieurs compétent de l'entreprises ont été éliminé au fil du temps sans créer de relève (comme cela se passe dans l'énorme majorité des entreprises industrielles occidentales pour maximiser le profit à court terme), ils veulent le faire développer par qui ce nouvel avion ? Ils vont réorienter vers l'ingénierie l'activité de leurs avocats, comptables ou financiers ou alors mandater des sous-traitants Indiens ? Bon courage aux passager qui monteront dans ce succès annoncés !

Crash-Fiction

23.10.2020 à 02:16

Miracle, je suis parvenu à faire amerrir mon Airbus A320 sur le lac Léman. Suite à une collision avec des oiseaux qui a provoqué la défaillance des deux moteurs, juste après le décollage de l'aéroport de Cointrin, alors que j'avais perdu toute puissance moteur, et le peu d'altitude dont je disposais. Resté en contact avec les contrôleurs aériens pour tenter de trouver un endroit pour atterrir. Je savais que je ne pouvais pas faire route arrière. J'ai donc opté pour l'amerrissage. Mon vol, n'avait pas atteint une vitesse suffisante pour tenter un redémarrage des moteurs, et l'un d'eux était en feu. Cette option, était donc la seule option possible. Environ quatre minutes se sont écoulées entre l'arrêt des moteurs et l'amerrissage. Lorsque j'ai réalisé que je n'avais plus de moteurs, j'ai vécu le pire moment de ma vie. J'ai été pris de vertige et j'avais la boule au ventre. Mon corps me lâchait. C'était grave. J'ai repris mes esprits et j'ai gardé le contrôle. Sauvés. Merci Seigneur

Marco

22.10.2020 à 15:34

Commentaires sur l’aéronautique ouvert, mais pas le droit à une réponse à Berset?