Actualisé 02.12.2007 à 21:27

Bogota écarte l'idée d'une reprise de la médiation de Chavez

Le gouvernement colombien a écarté l'idée d'une éventuelle reprise de la médiation qu'il avait confiée au président vénézuélien Hugo Chavez pour obtenir la libération des otages aux mains de la guérilla des FARC.

L'armée est prête à les libérer par la force.

Bogota ne juge pas «opportun de réactiver l'action» de M. Chavez. «Prétendre rouvrir la porte à une médiation quand le président Chavez offense publiquement le président de la République de Colombie, quand il nous menace de représailles économiques, je pense que cela n'a absolument aucun sens», a déclaré dimanche le Haut commissaire à la paix, Luis Carlos Restrepo.

Samedi, M. Chavez a affirmé qu'il n'avait pas renoncé à son rôle de médiateur. «Je n'ai pas fermé la porte et je ne la ferme pas encore car je crois que je peux aider à libérer» les otages, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, a-t-il dit.

Avec Nicolas Sarkozy

Lors d'une rencontre avec des journalistes étrangers, M. Restrepo a souligné que le président Alvaro Uribe continuait d'oeuvrer à la libération des otages avec l'appui de son homologue français, Nicolas Sarkozy.

Selon M. Restrepo, au cours de la conversation téléphonique qu'ils ont eue samedi, les deux présidents se sont mis d'accord pour «travailler avec discrétion et ne pas rendre publics les détails» de leur action.

M. Uribe a mis un terme le 22 novembre à la médiation de M. Chavez, arguant qu'il n'aurait pas dû contacter sans son autorisation le commandant de l'armée de terre colombienne et qu'il n'avait pas respecté les engagements pris avant d'assumer cette mission. Selon M. Restrepo, il a aussi pris cette décision parce que «beaucoup d'erreurs» ont été commises.

Par la force

L'armée colombienne est prête à libérer par la force, si Alvaro Uribe l'autorise, les otages des FARC, a affirmé pour sa part le général Fredy Padilla, le commandant en chef de l'armée.

Le général Padilla a précisé que «c'est le devoir des forces militaires de tout faire pour préparer ces opérations (de libération des otages) mais que la décision revient au gouvernement». Pour le moment, «nous ne connaissons pas le site exact où se trouvent les otages», a-t-il reconnu avant d'ajouter: «au jour et à l'heure où nous le saurons le gouvernement en sera informé». (ats)

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