Actualisé 28.01.2009 à 14:44

Bilan financier

Bond de 25 % du bénéfice net pour Novartis

Novartis a fortement accru sa rentabilité l'an passé. Le géant pharmaceutique bâlois a dégagé un bénéfice net de 8,23 milliards de dollars, 25% de plus qu'en 2007.

La Bourse a toutefois sanctionné la performance du 4e trimestre, inférieure aux attentes.

Novartis a réalisé une excellente performance l'an passé, s'est réjoui mercredi à Bâle Daniel Vasella. Le président et administrateur délégué du groupe, qui a lui vu sa rémunération totale bondir de 21% par rapport à 2007 à 20,54 millions de francs, a d'ailleurs allié le geste à la parole, se frottant les mains au moment de commenter les résultats.

Le patron de Novartis a attribué la performance au retour à la croissance des affaires de la division principale des produits pharmaceutiques, Pharmaceuticals, au 2e semestre avec le soutien de l'unité Vaccins et Diagnostic.

Novartis avait affiché en 2007 un bénéfice net de près de 12 milliards de dollars (13,7 milliards de francs au cours actuel). Toutefois, ce montant comprenait un gain de 5,2 milliards de dollars provenant de la vente à Nestlé des activités de nutrition médicale et de la marque d'aliments pour bébés Gerber.

Economies

Le résultat opérationnel a lui grimpé de 32% à 8,9 milliards de dollars. La marge d'exploitation est passée en l'espace d'un an de 17,8 à 21,6%, notamment à la faveur des gains de productivité générés par le programme d'efficience Forward. Ce dernier a permis des économies de 1,1 milliard de dollars, selon M. Vasella.

Le chiffre d'affaires a gagné 9% à 41,46 milliards de dollars. Exprimée en devises locales, la croissance des ventes s'est inscrite à 5%. Si Novartis a tiré profit sur l'ensemble de l'année d'effets de change favorables, il n'en est pas allé de même au 4e trimestre.

Entre octobre et décembre, les ventes n'ont augmenté que de 1% à 10,08 milliards dollars. En monnaies locales, la hausse s'est fixée à 8%. Les analystes attendaient un montant de 10,54 milliards pour l'ensemble du groupe. A 1,51 milliards de dollars, soit 62% de plus qu'un an auparavant, le bénéfice net n'a pas non plus répondu aux attentes.

A la Bourse suisse, le titre Novartis a été sanctionné, plongeant vers 13h30 de 3,4% par rapport à la veille à 49,7 francs. Dans le même temps, l'indice SMI s'appréciait lui de 0,96%.

Dividende augmenté

Les actionnaires de Novartis profiteront aussi de la bonne performance du laboratoire bâlois. Il leur sera proposé de porter le dividende à 2 francs par action, 25% de plus que le montant attribué en 2007.

Dans le détail, Pharmaceuticals a présenté un résultat annuel record, gagnant des parts de marché au 2e semestre. Ses ventes ont crû de 10% à 26,3 milliards de francs. Le résultat d'exploitation s'est étoffé d'un quart à 7,58 milliards de dollars.

Cinq médicaments ont contribué à quasiment la moitié des ventes annuelles de Pharmaceuticals, dont 5,7 milliards de dollars pour le seul Diovan, un traitement contre l'hypertension. Novartis dispose dans son pipeline de trois produit disposant du potentiel de blockbuster, a poursuivi M. Vasella.

Vaccins et Diagnostic a aussi affiché une croissance vigoureuse de 20% de son chiffre d'affaires à 1,8 milliard de dollars. Le bénéfice d'exploitation s'est établi à 78 millions de dollars, en progrès de 8%.

Baisse de rythme pour Sandoz

Consumer Health a tiré profit du lancement de nouveaux produits ophtalmologiques de Ciba Vision, son chiffre d'affaires s'étoffant de 4% à 5,8 milliards de dollars. Son résulat opérationnel a bondi de 29% à 1,05 milliards de dollars.

Sandoz a en revanche affiché une croissance nettement moindre, ses ventes gagnant 5% à 7,6 milliards de dollars. La division des génériques a souffert de la chute de 10% de son chiffre d'affaires et du retrait de médicaments aux Etats-Unis. Le résultat d'exploitation a augmenté de 4% à 1,08 milliard.

Pour 2009, M Vasella table sur de nouveaux records pour le chiffre d'affaires et le résultat. Alors que l'effectif s'est réduit de 2% à 96 717 collaborateurs l'an passé, M. Vasella n'a pas exclu de suppressions de postes. Mais il s'agirait là de mesures de dernier recours, tout particulièrement dans une conjoncture difficile. (ats)

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