Genève: Bonne surprise pour les finances de la Ville
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GenèveBonne surprise pour les finances de la Ville

Les comptes 2015 de la ville de Genève affichent un excédent de 39,5 millions au lieu des 14'000 francs prévus dans le budget.

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leo/dra

Les caisses de la Ville de Genève ne s'attendaient pas à pareille fortune. Les comptes 2015 présentent en effet un excédent de revenus de 39,5 millions de francs, alors que le budget prévoyait un résultat de 13'695 francs. Ce résultat est principalement dû à des revenus non budgétés, notamment des correctifs d'impôts.

Charges maîtrisées, selon l'Exécutif

«Cela démontre aussi notre bonne maîtrise des charges», a ajouté la conseillère administrative aux finances Sandrine Salerno. La socialiste, qui s'est réjouie du taux municipal d'autofinancement de 95%, a dénoncé les critiques des partis de droite qui «craignent pour la santé financière de la Ville». La magistrate juge ainsi infondés leurs arguments en faveur des coupes budgétaires qui seront soumises à votation populaire en juin prochain.

«Ce bonus bienvenu ne résulte pas d'une bonne gestion de la part de l'Exécutif, rétorque le municipal PDC Lionel Ricou, mais de recettes fiscales inattendues! La Ville vit largement au-dessus de ses moyens.» Pour le MCG Daniel Sormanni, qui dénonce «un manque d'anticipation du Conseil administratif», la situation reste préoccupante et oblige à des économies. La Verte Marie-Pierre Theubet voit au contraire dans cet excédent l'occasion à terme d'offrir à nouveau à la population certaines prestations qui ont été coupées ou qui pourraient l'être. Le boni de 40 millions permettra de financer des investissement et «empêchera une hausse de la dette», précise de son côté la Ville.

Les chiffres en détail

Les investissements en 2015 ont dépassé de 2,2 millions de francs l'enveloppe définie par le Conseil municipal, se montant à 132,2 millions. Un peu moins d'un tiers de cette somme a été consacrée au domaine «culture et loisirs». La rénovation de l'Alhambra, celle d'un bâtiment du jardin botanique ou encore la construction de dépôts pour stocker des oeuvres d'art ont bénéficié de cette manne.

Le conseil administratif a par ailleurs évalué les pertes fiscales liées à l'introduction de la troisième réforme des entreprises (RIE III), actuellement à l'examen aux Chambres fédérales. Se basant sur le taux non définitif de 13% articulé par le Conseil d'Etat, la Ville table sur un recul de 50 à 60 millions de francs des recettes fiscales.

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