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Fécondation in vitroBoom attendu dans la médecine reproductive

Un spécialiste estime que la loi sur la procréation médicalement assistée poussera 1000 à 2000 couples à rester en Suisse pour un traitement.

par
cht/nxp
De nombreux couples vont rester en Suisse pour se faire traiter contre l'infertilité, estime un expert.

De nombreux couples vont rester en Suisse pour se faire traiter contre l'infertilité, estime un expert.

Keystone

En juin 2016, les Suisses ont accepté largement une révision de la loi sur la procréation médicalement assistée qui autorise le diagnostic préimplantatoire (DPI) permettant de déceler une maladie chez un embryon fécondé in vitro. Du coup, les spécialistes de médecine reproductive s'attendent à une forte hausse des traitements contre l'infertilité en Suisse.

Selon l'expert Peter Fehr, qui dirige une clinique spécialisée à Zurich, le tourisme médical va en être considérablement freiné. Interrogé dans le Bund, il estime que 1000 à 2000 couples supplémentaires vont renoncer à partir à l'étranger pour avoir un enfant et rester en Suisse afin de profiter de la nouvelle loi qui entrera en vigueur sans doute en septembre prochain si tout va bien.

Environ 4 à 5 cliniques

Peter Fehr rappelle que le nouvelle loi permet de congeler davantage d'embryons, soit 12 au total au lieu de 3 auparavant, ce qui permet un meilleur choix concernant ceux qui seront utilisés. «Nous estimons que les chances de grossesse vont passer en moyenne suisse de 5 à 10% aujourd'hui à 35%», confie-t-il.

Quant à savoir dans quels établissements les couples pourront se faire traiter en Suisse, la réponse est encore floue, selon le spécialiste. Selon lui, Alain Berset aurait évoqué peu après la votation, le nombre de 4 à 5 cliniques pour toute la Suisse. Ce qui est largement insuffisant selon lui pour répondre à la demande. De plus, ce sont les cantons qui seront responsables de délivrer les autorisations. Et ces cliniques devront consentir de nouveaux investissements. Nous avons besoin de lasers, nous devons effectuer des tests et former les biologistes, explique Peter Fehr.

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