Royaume-Uni: Boris Johnson condamne les violences en Irlande du Nord
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Royaume-UniBoris Johnson condamne les violences en Irlande du Nord

Des manifestants ont lancé des cocktails Molotov et un bus a été incendié à Belfast dans la nuit de mercredi à jeudi, après une semaine d’émeutes.

Sur les lieux des violences à Newtownabbey, au nord de Belfast, en Irlande du Nord, le 3 avril 2021.

Sur les lieux des violences à Newtownabbey, au nord de Belfast, en Irlande du Nord, le 3 avril 2021.

AFP

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a condamné une nouvelle nuit de violences en Irlande du Nord, après que des manifestants ont lancé des cocktails Molotov et qu’un bus a été incendié à Belfast dans la nuit de mercredi à jeudi.

Ces violences surviennent après une semaine d’émeutes qui montrent que le feu couve dans la province britannique, où les conséquences du Brexit créent un sentiment de trahison chez les unionistes attachés à la couronne. La foule s’est rassemblée sur Lanark Way, à Belfast, «où un autobus a été incendié», ont indiqué les services de police nord-irlandaises.

«La façon de résoudre les différends est par le dialogue et non par la violence ou la criminalité», a tweeté Boris Johnson tard mercredi tout en faisant part de sa «profonde préoccupation».

Le gouvernement local d’Irlande du Nord, composé d’unionistes et de républicains, a également condamné jeudi les violences «complètement inacceptables et injustifiables» de ces derniers jours, intervenues dans un contexte de tensions exacerbées par le Brexit.

«Les destructions, violences et menaces de violence sont complètement inacceptables et injustifiables, quelles que soient les inquiétudes existant dans les communautés», ont indiqué les dirigeants de la province britannique dans un communiqué commun, se disant «gravement préoccupés» par les incidents survenus surtout dans des quartiers loyalistes, qui ont fait plus de 50 blessés au sein de la police.

«Du vandalisme»

Des incendies ont été signalés sur Lanark Way, où d’énormes barrières métalliques séparent deux quartiers catholique et protestant, selon la correspondante de la BBC. «Des centaines de personnes de chaque côté ont jeté des cocktails Molotov», a-t-elle tweeté. L’arrivée de la police a fait considérablement diminuer les violences, a-t-elle ajouté. La circulation du métro dans la région a été suspendue, a indiqué l’agence Press Association.

La Première ministre nord-irlandaise Arlene Foster a déclaré: «Il ne s’agit pas d’une protestation. C’est du vandalisme et une tentative de meurtre. Ces actions ne représentent l’unionisme ni le loyalisme».

La semaine dernière, des violences ont d’abord éclaté dans la ville de Londonderry, avant de gagner un quartier loyaliste de Belfast et à ses environs pendant le week-end de Pâques.

Républicains et unionistes

Ces incidents font resurgir le spectre des trois décennies sanglantes des «Troubles» entre républicains et unionistes, qui ont fait 3500 morts.

L’accord de paix signé en 1998 a estompé la frontière entre la province britannique et la République d’Irlande, mais le Brexit est venu fragiliser le délicat équilibre, en nécessitant l’introduction des contrôles douaniers entre Royaume-Uni et Union européenne.

Après d’âpres négociations, Londres et Bruxelles sont parvenus à s’accorder sur une solution, le protocole nord-irlandais, qui permet d’éviter le retour à une frontière physique sur l’île d’Irlande en déplaçant les contrôles dans les ports nord-irlandais.

(AFP)

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