Actualisé 06.07.2020 à 11:15

Télécommunications

Boris Johnson veut «réduire à zéro» le rôle de Huawei

Les équipements du géant chinois des télécom, considérés comme à haut risque par les autorités britanniques, devraient progressivement disparaître du réseau 5G du pays.

Image d’illustration

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AFP

Le Premier ministre britannique Boris Johnson devrait annoncer ce mois-ci des plans pour retirer progressivement les équipements Huawei du réseau 5G du pays, affirme lundi le Financial Times, citant des sources gouvernementales.

Fournisseurs à haut risque

De son côté,Oliver Dowden, ministre chargé du Numérique, de la Culture, des Médias et du Sport, a répété lundi dans les médias britanniques que Downing Street voulait «diversifier ses équipements pour réduire la part des fournisseurs à haut risque, Huawei étant le principal d'entre eux».

Boris Johnson compte évincer Huawei notamment parce que les sanctions américaines annoncées en mai poseraient, selon un rapport britannique sur la sécurité nationale, «de très très sérieuses» questions sur la capacité de Huawei à continuer à faire partie des fournisseurs du réseau 5G britannique, écrit le FT.

Oliver Dowden a confirmé lundi la réception d'un rapport du Centre national sur la cybersécurité à propos de l'impact des sanctions américaines sur Huawei, lesquelles causeront «des difficultés».

Une question de sécurité

Ces sanctions sont notamment destinées à couper l'accès de Huawei aux semi-conducteurs fabriqués avec des composants américains. Londres s'inquiète d'un recours du chinois à des équipements de rechange susceptibles de poser de nouveaux risques en termes de sécurité, poursuit le quotidien financier.

L'administration Trump accuse Huawei d'être à la solde de Pékin et fait pression à travers le monde pour que le chinois soit exclus des réseaux de téléphonie de nouvelle génération. Selon des médias américains, le Pentagone a publié une liste de 20 entreprises chinoises, incluant Huawei, qu'il estime liées à l'armée chinoise. Huawei a de son côté toujours nié les accusations d'espionnage au profit de Pékin.

Mi-mai, le gouvernement américain avait pris des mesures pour entraver la capacité du géant chinois des télécoms à mettre au point des semi-conducteurs à l'étranger grâce à de la technologie américaine. Il a ensuite légèrement atténué ces sanctions.

Feu vert contradictoire

La presse britannique affirmait fin mai que Boris Johnson allait réexaminer les liens du pays avec Huawei et réfléchissait même à l'exclure d'ici à 2023 du réseau 5G. Fin janvier, Downing Street avait pourtant donné son feu vert à une participation de Huawei aux infrastructures non stratégiques, avec une part de marché limitée à 35%.

Le géant chinois des télécommunications Huawei a par ailleurs obtenu fin juin le feu vert d'autorités britanniques locales pour la construction d'un centre de recherche et développement sur des composants électroniques pour la fibre à Cambridge au Royaume-Uni.

(AFP)

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19 commentaires
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Hophop

06.07.2020 à 12:13

je préfère être espionner part les chinois que l'europe...a mince tous le monde espionne tous le monde, même la Corée du nord à un des meilleurs réseaux d'espion

Abraxas

06.07.2020 à 11:12

La Chine devrait penser à restreindre sérieusement ses exportations de terres rares à certains pays comme les UK et USA.

Huwa

06.07.2020 à 11:07

N’oubliez pas quel est le pays que surveille le plus dans le monde! Intel avec leurs processeurs ouverts comme de passoires aux attaques... À la place d’en avoir une petite armoire au bord de la route pour fournir tout un quartier en fibre et un réseau performant, il faudra compter avec la technologie made in America... du coup un gros bâtiment et une centrale nucléaire pour alimenter l’équivalent de la petite armoire Huawei...