Dieselgate: Bosch écope d'une lourde amende aux Etats-Unis

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DieselgateBosch écope d'une lourde amende aux Etats-Unis

L'entreprise allemande, impliquée dans le scandale du diesel, va devoir payer près de 330 millions de dollars de dédommagements.

Dans le cadre du scandale du diesel, Volkswagen a annoncé mercredi qu'il allait verser jusqu'à 1,2 milliard de dollars (1,19 milliard de francs) d'indemnisation à ses clients aux Etats-Unis pour les 78'000 voitures diesel encore concernées par le scandale des moteurs truqués.

Ce plan s'appliquera à la catégorie de véhicules équipés d'un moteur d'une cylindrée de 3 litres, qu'on trouve principalement des voitures Audi et Porsche, ainsi que les modèles Touareg de Volkswagen, précise le groupe dans un communiqué. Cet accord porte à plus de 23 milliards de dollars au total (22,75 milliards de francs) les sommes versées par le constructeur aux Etats-Unis pour solder les poursuites dans le cadre de cette tricherie.

Bosch passe aussi à la caisse

De son côté, Bosch va payer 327,5 millions de dollars (324 millions de francs) de dédommagements aux Etats-Unis mais sans admettre sa culpabilité, contrairement au constructeur. L'équipementier automobile allemand a également fait cette annonce mercredi. Cette somme est destinée aux automobilistes et vendeurs de voitures d'occasion, dans le cadre du scandale Volkswagen des moteurs diesel truqués.

«Bosch est parvenu avec les plaignants à un accord aux Etats-Unis sur le règlement de la majeure partie des plaintes civiles en lien avec des voitures diesel des marques Volkswagen, Audi et Porsche» fabriquées entre 2009 et 2016, a indiqué l'entreprise de Stuttgart dans un communiqué. Elle était accusée d'avoir aidé Volkswagen à dissimuler l'existence du logiciel illégal que l'équipementier avait lui-même fourni.

Ce logiciel aurait permis à 11 millions de voitures dans le monde de paraître moins polluantes qu'en réalité, lors des contrôles.

Ni reconnaissance ni aveu

Contrairement à Volkswagen, Bosch insiste sur le fait que cet accord ne constitue «ni une reconnaissance des faits exposés par les plaignants ni un aveu».

Pourquoi alors avoir accepté de délier les cordons de sa bourse? «Nous voulons consacrer notre attention et nos ressources à la mutation dans les domaines de la mobilité et dans d'autres champs d'activité», a justifié dans un communiqué le patron Volkmar Denner, alors que l'entreprise veut devenir incontournable dans les domaines d'avenir que sont la voiture électrique et les objets connectés.

Bosch a certes très tôt confirmé avoir livré à Volkswagen des composants du logiciel «mais nous n'avons jamais rien dit concernant les faits (de manipulation, ndlr), c'est-à-dire ni admis ni nié quoi que ce soit», a affirmé un porte-parole interrogé par l'AFP. L'enquête interne lancée par Bosch est encore en cours et l'entreprise ne s'aventure pas à dire quand elle sera terminée. «L'exhaustivité prime sur la rapidité», a souligné le porte-parole.

Si l'accord aux Etats-Unis lui permet de mettre derrière lui une partie des litiges au civil dans cette affaire, Bosch est loin d'en avoir fini avec le dieselgate puisqu'il est toujours visé par des enquêtes pénales aux Etats-Unis et en Allemagne. «Nous coopérons pleinement avec les autorités», a assuré le porte-parole.

L'accord avec les plaignants américains doit encore recevoir l'aval de la justice américaine, un feu vert attendu par Bosch début mai. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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