Cyclisme: Bouhanni: «je n'ai jamais tapé sur sa voiture»
Actualisé

CyclismeBouhanni: «je n'ai jamais tapé sur sa voiture»

Accusé par un tabloïd espagnol de s'être emporté contre son directeur sportif, le sprinter français a nié, soutenu par son équipe Cofidis.

par
duf
Le sprinter tricolore n'a pas apprécié les attaques dirigées contre lui.

Le sprinter tricolore n'a pas apprécié les attaques dirigées contre lui.

Keystone

Mercredi, la 5e étape de la Vuelta a été brutale pour Nacer Bouhanni. Le coureur français de l'équipe Cofidis, spécialisé dans le sprint, a connu toutes les peines du monde à suivre le reste du peloton sur un tracé montagneux, entre Grenade et Roquetas de Mar. Il s'est classé bon dernier, à plus de 25 minutes du vainqueur, en ayant lutté dur pour ne pas terminer hors délais. En prime, Bouhanni a été sanctionné de 30 secondes de pénalité pour s'être accroché un peu trop longuement au bidon d'eau tendu depuis sa voiture d'équipe par un membre du staff.

Les choses se sont encore compliquées en soirée, avec la publication par le quotidien espagnol «As» d'un article expliquant que le sprinter avait eu une dispute avec son directeur sportif, Jean-Luc Jonrond, dont il avait même frappé la voiture. Jeudi matin, Bouhanni et l'équipe Cofidis se sont toutefois empressés de démentir. «C'est vrai que je me suis peut-être un peu trop accroché au bidon mais jamais je n'ai eu d'altercation avec mon directeur sportif Jean-Luc Jonrond ni tapé sur sa voiture, a assuré Nacer Bouhanni dans le communiqué de la formation tricolore. Je suis déçu et peine à comprendre pourquoi certains tentent de me faire passer pour le mauvais garçon que je ne suis pas.» Les dirigeants de l'équipe ont pour leur part condamné «fermement ces propos dénués de tout sens et repris sans vérification aucune».

Jean-Luc Jonrond, le directeur sportif concerné, a lui aussi volé au secours de son coureur. «Nacer Bouhanni a souffert d'un coup de chaud et connu une étape difficile certes mais il ne s'est rien passé. C'est son courage et sa volonté qui lui ont permis de rentrer dans les délais en se battant comme un lion. Il n'a jamais porté le moindre coup sur la voiture. Ce sont des affabulations et rien de plus. Il ne mérite pas de tel propos erronés.» L'étape a été remportée à Roquetas de Mar par l'Australien Simon Clarke (EFD). Le maillot rouge de leader de la Vuelta est désormais sur les épaules du Français Rudy Molard (Groupama-FDJ). Il est le premier coureur de l'Hexagone depuis 2011 a accomplir une telle performance.

Ton opinion