Brésil: Bourse: le limogeage de son patron plombe Petrobras
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BrésilBourse: le limogeage de son patron plombe Petrobras

Le groupe pétrolier a vu ses actions dévisser de 19% lundi, suite au licenciement de son dirigeant Roberto Castello Branco par le président Bolsonaro.

Roberto Castello Branco, CEO du groupe pétrolier Petrobras a été limogé par le président brésilien Jair Bolsonaro le 19 février.

Roberto Castello Branco, CEO du groupe pétrolier Petrobras a été limogé par le président brésilien Jair Bolsonaro le 19 février.

REUTERS

Les actions du groupe pétrolier Petrobras ont plongé de plus de 19% lundi à l’ouverture de la Bourse de São Paulo, lors de la première séance après l’annonce du limogeage de son dirigeant par le président brésilien Jair Bolsonaro.

À 15 h (heure suisse), les actions ordinaires de la compagnie publique brésilienne plongeaient de 19,39%, contre 18,89% pour les actions préférentielles, tandis que l’indice Ibovespa cédait 5,22% et que la devise brésilienne, le réal, reculait de plus de 2,5% par rapport au dollar.

Vendredi, le cours des actions de Petrobras avait déjà chuté de plus de 7% à la suite de déclarations du président Bolsonaro, qui avait évoqué des «changements» à venir chez Petrobras après avoir critiqué les hausses récentes des prix des combustibles.

Ingérence dans l’économie du pays

Le limogeage de Roberto Castello Branco et la désignation d’un général de la réserve, Joaquim Silva e Luna, ex-ministre de la Défense, pour le remplacer, avaient ensuite été annoncés par le chef de l’État sur les réseaux sociaux, quelques heures après la fermeture des marchés.

Samedi, Jair Bolsonaro a annoncé qu’il y aurait «d’autres changements» dans des entreprises publiques cette semaine, citant par exemple le cas de l’«énergie électrique». Les actions de la compagnie publique d’électricité Eletrobras, dont la privatisation est pressentie depuis plusieurs années, ont chuté de près de 7% lundi à l’ouverture.

De nombreux analystes s’inquiètent d’une ingérence de Brasilia dans l’économie, une ligne politique diamétralement opposée aux promesses de campagne du président Bolsonaro, qui avait nommé au ministère de l’Économie l’ultralibéral Paulo Guedes.

(AFP)

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