Vevey (VD): Braqueurs arrêtés avec l'aide de Facebook?
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Vevey (VD)Braqueurs arrêtés avec l'aide de Facebook?

La diffusion sur le réseau social des photos des malfrats recherchés a peut-être accéléré leur arrestation après treize heures de cavale.

par
Mirko Martino
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Une bijouterie a été braquée au centre de Vevey, à la Rue des Deux-Marchés, le 18 août 2015.

Une bijouterie a été braquée au centre de Vevey, à la Rue des Deux-Marchés, le 18 août 2015.

Leser-Reporter
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Les deux bandits lituaniens qui étaient encore en cavale – sans butin – après le braquage d'une bijouterie en plein centre de Vevey, mardi, ont finalement été arrêtés mercredi vers 1h du matin. Un troisième malfrat avait déjà été appréhendé au moment des faits grâce à l'intervention de l'un des fils du joaillier, qui l'avait poursuivi et plaqué au sol.

Selon le communiqué de la police, c'est grâce au signalement d'un témoin, qui avait vu deux hommes au comportement suspect, que les deux fuyards ont pu être retrouvés. «Les forces de l'ordre ont fait du très bon travail, a commenté le fils du bijoutier. Mais sans la publication de leurs photos sur notre page Facebook et leur diffusion sur le web, je ne sais pas s'ils auraient été reconnus.»

L'apport crucial du réseau social n'a été confirmé ni par Pierre-Olivier Gaudard, porte-parole de la police cantonale, ni par Nicolas Koschevnikov, le procureur en charge du dossier. Celui-ci rappelle que cette pratique peut contrevenir à la loi. «Il peut y avoir un problème quant à la diffusion d'images prises à l'insu de leur personne, précise le magistrat. Mais dans le cas présent, à l'entrée d'une bijouterie où, en plus, il y a un autocollant qui indique la présence de caméras, il est évident de s'attendre à être filmé.»

Pas encore de lien avec un précédent braquage

Nicolas Koschevnikov a déjà auditionné le premier voleur, qui a reconnu qu'il était là pour un hold-up. Le procureur entendra ses complices jeudi, avant de demander leur mise en détention provisoire. Il estime qu'«à ce stade de l'enquête, il est impossible d'établir un lien entre ce braquage et celui perpétré en mars dernier dans la même bijouterie par d'autres Lituaniens. Et s'il y a un rapport entre ces deux affaires, ce sera à nous de le trouver.»

Encore sous le choc de ce troisième braquage depuis 2008, le fils du bijoutier a exprimé des doutes quant à la poursuite de l'activité familiale. «Bien sûr que je parle à chaud mais, franchement, je ne sais pas si j'ai envie de continuer à travailler avec la boule au ventre. Même si notre métier nous passionne, nous allons peut-être devoir faire autre chose.» Son père, violemment tabassé dans sa boutique par les braqueurs, se trouve toujours au CHUV à Lausanne où il devait subir une opération à la suite des coups reçus au visage, notamment à la mâchoire et à l'oreille.

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