Pornogate: Bref hommage du Parlement jurassien à son secrétaire
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PornogateBref hommage du Parlement jurassien à son secrétaire

Dans une atmosphère pesante, le président du Parlement jurassien a rendu un bref hommage au secrétaire du législatif cantonal.

Absent, Jean-Claude Montavon figure parmi les employés de l'administration soupçonnés d'avoir consulté des sites pornographiques.

«Chacun appréciera cette affaire comme il l'entend», a souligné le président du Parlement Vincent Wermeille lorsqu'il a pris congé mercredi de Jean-Claude Montavon. Celui-ci prend sa retraite à la fin du mois. «Ma tâche ne fut pas agréable quand il a fallu lui signifier l'ouverture d'une enquête», a précisé M. Wermeille devant les députés.

Aucune manifestation

«On ne saurait prendre congé de Jean-Claude Montavon en passant sous silence son engagement pour le Jura», a déclaré le président du Parlement. Aucun applaudissement, ni départ d'un député de la salle en guise de protestation, n'est venu ponctuer ce discours de moins de trois minutes.

Le président du Parlement a juste rappelé que M. Montavon a consacré sa carrière professionnelle au canton du Jura et à ses institutions. Cet ancien animateur du groupe Bélier a occupé sa fonction depuis l'entrée en souveraineté.

«Personne ne peut admettre que des employés de l'administration fassent au bureau autre chose que leur boulot», a déclaré Vincent Wermeille. Une trentaine de collaborateurs de la fonction publique sont soupçonnés d'avoir consulté à leur lieu de travail des sites au contenu pornographique.

Jouer la transparence

Quelque «96 % des fonctionnaires font leur travail correctement», a souligné le ministre de la justice Charles Juillard. Pour le magistrat, les employés de l'Etat sont la cible de critiques injustifiées. «Il faut aller au bout des enquêtes», a ajouté Charles Juillard.

Le président du gouvernement a défendu la décision de communiquer sur cette affaire. «Le gouvernement a voulu éviter des rumeurs et des fuites qui de toute façon n'auraient pas manqué de se produire», a déclaré Michel Probst. «On nous aurait sinon reproché un manque de transparence».

(ats)

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