Attaques en Norvège: Breivik veut un psy japonais pour être compris
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Attaques en NorvègeBreivik veut un psy japonais pour être compris

Le tireur norvégien Anders Breivik, fasciné par le Japon, demande un psychiatre de ce pays pour être mieux compris.

Anders Behring Breivik, l'extrémiste de 32 ans qui a avoué le carnage du 22 juillet en Norvège, a demandé à être expertisé par un psychiatre japonais, plus à même selon lui de le «comprendre» qu'un Européen, a déclaré son avocat à un journal norvégien mardi.

«Mon client a exprimé le souhait d'un expert japonais. Ce souhait tourne autour de son concept de l'honneur - il considère qu'un Japonais le comprendrait bien mieux qu'un Européen», a déclaré Geir Lippestad au quotidien «Dagens Naeringsliv».

Fasciné par le Japon

Deux experts-psychiatres norvégiens, Synne Soerheim et Torgeir Husby, ont déjà été nommés par le tribunal d'Oslo pour décider si Behring Breivik, qui selon son avocat semble être «dément», est pénalement responsable.

«Il ne m'a rien dit sur le fait qu'il refuserait de leur parler», souligne M. Lippestad, un avocat membre du parti travailliste choisi par Behring Breivik.

Thomas Heggammer, un expert norvégien du terrorisme et de l'islamisme, a relevé dans une récente interview à l'AFP que dans son manifeste de 1500 pages publié juste avant les faits, Behring Breivik, qui se voit comme un croisé en guerre contre l'islam, se montrait «fasciné par le Japon et la Corée».

Pénalement responsable

Sur la base des premiers éléments disponibles sur la personnalité de Behring Breivik, plusieurs psychiatres interrogés par l'AFP jugent probable qu'il soit considéré comme pénalement responsable, ce qui ouvrirait la voie à un procès et à une peine de prison plutôt qu'à un internement en hôpital psychiatrique.

A l'heure actuelle, le Norvégien encourt 21 ans de prison pour «terrorisme», mais cela pourrait passer à 30 ans s'il était également poursuivi pour «crimes contre l'humanité».

Le 22 juillet, 77 personnes ont été tuées par Anders Behring Breivik, qui a avoué les attaques mais considère qu'il n'a pas commis de crime: huit dans l'explosion d'une camionnette piégée dans le centre d'Oslo et 69 dans une fusillade de près de 80 minutes dans un camp d'été travailliste sur l'île d'Utoeya. (afp)

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