Actualisé 30.03.2014 à 09:12

Coupe du monde

Brésil: Police et armée occupent les favelas

L'armée brésilienne est entrée dimanche dans les immenses favelas de Maré pour procéder à son occupation et à sa pacification, à l'aube de la Coupe du monde de football.

La police de Rio de Janeiro et l'armée brésilienne ont pénétré dimanche à l'aube dans l'immense ensemble de favelas de Maré pour procéder à son occupation et sa «pacification», à 74 jours de la Coupe du monde de football, a constaté l'AFP.

Fief du trafic de drogue et considéré comme l'un des endroits les plus dangereux de Rio, le Complexe de Maré est situé à un endroit stratégique de la ville par où transiteront les foules de supporters pendant le Mondial.

Un escadron du Bataillon des opérations policières spéciales (Bope) et 15 blindés (14 de la Marine et un de la Police militaire) sont entrés par l'avenue Brasil dans cet ensemble de 16 favelas peuplées de 130.000 habitants et situé à quelques kilomètres de l'aéroport international de Rio.

Les policiers avaient parfois les armes braquées vers les toits ou des ruelles vides. A l'entrée de Maré, il y avait quelques bars ouverts et des habitants moitié indifférents.

1'180 policiers

Les forces de sécurité occupent depuis ce dimanche matin «15 favelas» au sein du Complexe de Maré, a précisé le secrétariat à la Sécurité de l'Etat de Rio dans un communiqué. L'occupation se fait avec un total de 1'180 policiers militaires de diverses unités. Cent trente-deux policiers civils les accompagnent, ainsi que quatre aéronefs.

Cette occupation s'inscrit dans le processus dit de «pacification» enclenché en 2008, avec l'installation de 38 Unités de police pacificatrice (UPP) dans 174 favelas, afin d'en chasser les trafiquants de drogue.

Ce déploiement intervient aussi dans une période de regain de violence: une série d'attaques d'UPP attribuées au crime organisé se sont produites ces dernières semaines. Depuis janvier, huit policiers ont été tués, dont quatre membres d'UPP. (afp)

Le Brésil «va bien et ira mieux»

La présidente Dilma Rousseff a assuré que la santé financière du Brésil allait de mieux en mieux.

L'agence de notation financière Standard and Poor's (S&P) a, pourtant, abaissé la note du pays.

«Nous sommes convaincus de l'absolue nécessité de préserver la solidité des fondamentaux macroéconomiques du pays», a déclaré la présidente devant l'assemblée annuelle de la Banque intéraméricaine de développement à Costa do Sauípe, dans l'Etat de Bahia (nord-est).

Le Brésil va répondre de façon «robuste» aux défis internationaux, après l'abaissement d'un cran de sa note de solvabilité par l'agence Standard and Poor's, avait indiqué mardi la Banque centrale brésilienne.

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