Actualisé 09.02.2017 à 02:17

GrèveBrésil: renforts envoyés après des violences

L'Etat d'Espirito Santo est secoué depuis ce week-end par une vague de violences liée à une grève des policiers.

Le gouvernement brésilien a annoncé mercredi l'envoi de 550 militaires supplémentaires vers l'Etat d'Espirito Santo, secoué depuis ce week-end par une vague de violences liée à une grève des policiers. Ces derniers exigent une amélioration des salaires et des conditions de travail.

Malgré un début de retour au calme mardi après les violences du week-end, le gouverneur César Colnago a estimé mercredi que le contingent de 1200 hommes déjà sur place «n'était pas suffisant» pour garantir l'ordre public.

«Pour que nous soyons en sécurité, au moment où les habitants ne sont plus en conditions de se déplacer, quasiment enfermés chez eux, nous demandons des effectifs supplémentaires» des forces armées, a-t-il déclaré. «Nous allons venir à bout de cette crise», a-t-il ajouté.

Retour à la normale

Aux 550 nouveaux militaires, s'ajouteront une centaine d'effectifs de la force nationale, qui comprend des policiers et des pompiers, selon le ministre de la défense Raul Jungmann.

«La situation aujourd'hui (mercredi) commence à se normaliser. On nous indique une réduction conséquente du nombre d'homicides. La sensation d'insécurité commence à disparaître pour que les personnes puissent reprendre leurs activités», a déclaré le ministre dans un communiqué.

En l'absence de patrouilles, les agressions, les actes de vandalisme - avec notamment des saccages de magasins et plusieurs autobus incendiés - et les meurtres ont immédiatement explosé le week-end dernier. Le nombre de morts violentes n'a pas été confirmé officiellement, mais selon le syndicat local des policiers, 68 avaient été recensées dans l'État d'Espirito Santo entre samedi et mardi. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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