Paris: Brève panique à cause d'un forcené retranché chez lui
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ParisBrève panique à cause d'un forcené retranché chez lui

Une détonation a été entendue jeudi à la rue Bichat, qui avait été le théâtre des sanglants attentats du 13 novembre.

Une «détonation», faisant penser à un coup de feu, avait été entendue jeudi vers 13h à la rue Bichat, à Paris, et un homme s'était retranché chez lui. L'opération policière lancée dans cette rue du Xe arrondissement de la capitale, qui avait été frappée par les attentats meurtriers du 13 novembre dernier, a provoqué des instants de panique.

Ils ont heureusement été de courte durée car les forces de l'ordre ont rapidement maîtrisé la situation. «L'homme s'est rendu. Il a été placé en garde à vue», a précisé cette source, ajoutant que, selon les premiers éléments de l'enquête, la piste terroriste était écartée. L'interpellation s'est déroulée sans incident.

Une partie des habitants du quartier, qui avaient été évacués, ont été autorisés à rentrer chez eux, alors que les commerçants, qui avaient baissé leur rideau, ont repris leur activité, a constaté un journaliste de l'AFP.

Vers 14h, la rue Bichat restait fermée à la circulation mais les véhicules de police et des secours étaient en train de quitter les lieux.

Nervosité policière

La police avait confirmé, sans donner plus de précision, qu'une «détonation», faisant penser à un coup de feu, avait été entendue. «Les policiers sont très nerveux. Ils pointent leurs armes en direction de la rue Bichat. Ils font évacuer les gens de la zone», avait alors raconté un témoin de la scène, contacté par l'AFP.

Quelques personnes s'étaient éloignées du bâtiment concerné d'un pas pressé, alors que les policiers leur criaient de se dépêcher, selon le journaliste de l'AFP.

La rue Bichat est l'un des sites qui avaient été frappés par le commando des terrasses le soir du 13 novembre dernier. Ces attentats avaient fait 130 morts à Paris et Saint-Denis.

A la Bonne bière, l'un des établissements visés par les attaques de novembre, «les gens ont foncé à l'étage. C'est un peu la panique», avait raconté ce témoin. Mais «ils déjeunent à nouveau tranquillement» une fois l'alerte passée, a-t-il ajouté.

«Maintenant, il va falloir un gilet pare-balles pour venir travailler», a commenté un boucher voisin de la scène. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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