Actualisé 05.11.2018 à 18:52

LondresBrexit: chaîne humaine pour le droit des expatriés

Ils étaient des centaines devant Downing Street pour demander une garantie des droits des expatriés dans l'hypothèse d'un Brexit sans accord.

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La large victoire promise au Premier ministre conservateur britannique Boris Johnson aux législatives lui laisse les coudées franches pour définir quel type de Brexit il compte mettre en oeuvre, en restant plus ou moins proche de l'UE. (Vendredi 13 décembre 2019)

La large victoire promise au Premier ministre conservateur britannique Boris Johnson aux législatives lui laisse les coudées franches pour définir quel type de Brexit il compte mettre en oeuvre, en restant plus ou moins proche de l'UE. (Vendredi 13 décembre 2019)

AFP
Une diplomate britannique chargée du Brexit à l'ambassade de Washington a démissionné, fatiguée des «demi-vérités». (Vendredi 6 décembre 2019)

Une diplomate britannique chargée du Brexit à l'ambassade de Washington a démissionné, fatiguée des «demi-vérités». (Vendredi 6 décembre 2019)

AFP
Le débat télévisé de vendredi était le dernier avant les législatives anticipées de jeudi. En toile de fond, le Brexit était présent. (6 décembre 2019)

Le débat télévisé de vendredi était le dernier avant les législatives anticipées de jeudi. En toile de fond, le Brexit était présent. (6 décembre 2019)

AFP

Des centaines de personnes ont formé lundi une chaîne humaine à Londres. Elles ont demandé au gouvernement britannique de garantir les droits des expatriés dans l'hypothèse d'un Brexit sans accord avec l'Union européenne.

Réunis sur Whitehall, l'artère londonienne qui traverse le quartier des ministères, les manifestants ont remis, au siège du gouvernement, une lettre pour la Première ministre Theresa May. Dans cette missive, ils lui demandent de «respecter les promesses politiques qui (leur) ont été faites, quel que soit le résultat des discussions» en cours entre Londres et Bruxelles.

«Nous ne sommes pas une monnaie d'échange, nous sommes cinq millions de personnes et il est temps que nous soyons traitées comme telles», réclame le texte signé par les groupes de pression the3Million, qui défend les intérêts des Européens au Royaume-Uni, la coalition British in Europe, qui représente les Britanniques installés dans l'UE, et le syndicat britannique Unison.

«Une absence d'accord n'est pas envisageable pour les citoyens européens», a déclaré le Français Nicolas Hatton, le cofondateur du groupe the3Million. «Nous souhaitons juste être traités de manière équitable».

Projets en suspens

A cinq mois du retraît britannique, prévu le 29 mars 2019, et face aux difficultés rencontrées dans les négociations, qui butent notamment sur la question de la frontière irlandaise, l'incertitude s'est transformée en inquiétude pour ces expatriés.

«Je ne fais aucun projet pour 2019 parce qu'on ne sait pas où l'on sera. C'est en suspens», a confié Vanessa Verlinden, une Belge de 42 ans installée au Royaume-Uni depuis 17 ans.

Karen Lawrance, une ingénieure britannique de 52 ans, est venue du Worcestershire, dans le centre de l'Angleterre, pour prendre part à la manifestation et à d'autres évènements en lien avec le Brexit. «Pourquoi ces personnes devraient être traitées comme des citoyens de seconde zone? C'est profondément injuste», a estimé cette militante pro-européenne.

Devant le parlement

Après leur action, les manifestants se sont dirigés vers le palais de Westminster, pour tenter de faire entendre leurs arguments auprès des parlementaires britanniques. Leur statut devait être évoqué dans l'après-midi au cours d'une séance de questions au gouvernement.

«Nous sommes ici pour dire aux députés que nous avons besoin d'un accord», a souligné Nicolas Hatton. «Nous voulons que nos droits soient traités indépendamment» des autres sujets en cours de négociation. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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