Actualisé 08.02.2019 à 20:23

Divorce avec l'UE

Brexit: Dublin est disposé à discuter

Le premier ministre irlandais Leo Varadkar s'est dit ouvert vendredi à des discussions sur la manière de sauver l'accord de divorce conclu par le Royaume-Uni avec l'UE.

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La large victoire promise au Premier ministre conservateur britannique Boris Johnson aux législatives lui laisse les coudées franches pour définir quel type de Brexit il compte mettre en oeuvre, en restant plus ou moins proche de l'UE. (Vendredi 13 décembre 2019)

La large victoire promise au Premier ministre conservateur britannique Boris Johnson aux législatives lui laisse les coudées franches pour définir quel type de Brexit il compte mettre en oeuvre, en restant plus ou moins proche de l'UE. (Vendredi 13 décembre 2019)

AFP
Une diplomate britannique chargée du Brexit à l'ambassade de Washington a démissionné, fatiguée des «demi-vérités». (Vendredi 6 décembre 2019)

Une diplomate britannique chargée du Brexit à l'ambassade de Washington a démissionné, fatiguée des «demi-vérités». (Vendredi 6 décembre 2019)

AFP
Le débat télévisé de vendredi était le dernier avant les législatives anticipées de jeudi. En toile de fond, le Brexit était présent. (6 décembre 2019)

Le débat télévisé de vendredi était le dernier avant les législatives anticipées de jeudi. En toile de fond, le Brexit était présent. (6 décembre 2019)

AFP

Le premier ministre irlandais s'est déclaré ouvert à une discussion en précisant toutefois qu'il excluait de modifier l'accord de divorce.

Leo Varadkar s'est exprimé lors d'une visite dans la province britannique voisine d'Irlande du Nord, où il s'est entretenu avec des responsables de partis politiques locaux, avant de recevoir à dîner la première ministre britannique Theresa May, à Dublin, dans la soirée.

«Tout le monde veut éviter une absence d'accord, tout le monde veut éviter une frontière dure et tout le monde veut continuer à entretenir une relation politique et économique très proche entre le Royaume-Uni et l'Irlande, quoi qu'il arrive», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. «Bien plus de choses nous unissent qu'elles ne nous divisent», a-t-il ajouté. «Le temps presse et nous devons aboutir à un accord aussi vite que possible».

Depuis le rejet massif par les députés britanniques de l'accord de divorce en janvier, Theresa May tente d'obtenir de l'UE une modification «légalement contraignante» des termes du «filet de sécurité» (ou «backstop» en anglais), la disposition de l'accord qui suscite une grande hostilité au Royaume-Uni.

Eviter le Brexit sans accord

Pour empêcher le retour d'une frontière physique entre les deux Irlande après le Brexit, prévu le 29 mars, cette disposition prévoit en dernier recours, si les parties n'arrivent pas à s'entendre sur leur future relation, une union douanière entre le Royaume-Uni et l'UE, avec en sus, pour l'Irlande du Nord, un alignement sur certaines réglementations européennes en matière sanitaire et de taxes.

Bruxelles et Londres ont convenu jeudi de mener de nouvelles «discussions» pour sortir de l'impasse, même si le plaidoyer de Theresa May en faveur d'une modification de l'accord de retrait a été de nouveau rejeté par l'UE. Tous continuent toutefois d'affirmer vouloir éviter le scénario redouté d'un Brexit sans accord, qui serait dommageable pour l'économie.

M. Varadkar a répété à son tour vendredi que l'Irlande et les autres dirigeants européens ne rouvriraient pas les pourparlers sur l'accord conclu en novembre, après près d'un an et demi de négociations. «Mais nous pouvons parler de la déclaration politique conjointe», texte qui accompagne l'accord et esquisse les bases du futur partenariat entre les deux parties, «et des changements qui peuvent y être apportés, et des assurances qui peuvent être données qui contribueraient à la ratification de l'accord», a-t-il souligné. (nxp/ats)

Un «Parti du Brexit» voit le jour

Un nouveau «Parti du Brexit» («Brexit Party») a vu le jour au Royaume-Uni, a annoncé la Commission électorale britannique vendredi.

Il est soutenu par l'eurodéputé Nigel Farage, fervent partisan d'une rupture sans concession d'avec l'UE et figure clé de la campagne référendaire sur le Brexit en 2016.

Cette reconnaissance signifie que le «Brexit Party» peut participer aux élections au Royaume-Uni, notamment celle du Parlement européen en mai, qui pourraient se tenir aussi outre-Manche si le Brexit est reporté au-delà de la date du 29 mars.

(NewsXpress)

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