Europe: Brexit: l'UE presse Londres «d'accélérer» le pas

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EuropeBrexit: l'UE presse Londres «d'accélérer» le pas

Michel Barnier a présenté une ébauche du traité scellant le Brexit. Il faut «accélérer» les discussions, a lancé le négociateur en chef Européens.

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Dans son discours, Boris Johnson a promis de donner plus de pouvoirs aux communautés locales et de renforcer les infrastructures de télécommunications et de transport. (Samedi 27 juillet 2019)

Dans son discours, Boris Johnson a promis de donner plus de pouvoirs aux communautés locales et de renforcer les infrastructures de télécommunications et de transport. (Samedi 27 juillet 2019)

Keystone
Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, s'est attiré des critiques du monde diplomatique, pour avoir comparé l'Union européenne à l'Union soviétique. (1er octobre 2018)

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, s'est attiré des critiques du monde diplomatique, pour avoir comparé l'Union européenne à l'Union soviétique. (1er octobre 2018)

AFP
La chancelière allemande a lancé une pique à l'intention de Theresa May devant des industriels allemands. «Il ne reste que «six à huit semaines pour trouver un accord», a noté la chancelière allemande. (25 septembre 2018)

La chancelière allemande a lancé une pique à l'intention de Theresa May devant des industriels allemands. «Il ne reste que «six à huit semaines pour trouver un accord», a noté la chancelière allemande. (25 septembre 2018)

AFP

Les négociations du Brexit doivent passer à la vitesse supérieure, a lancé mercredi l'Union européenne (UE) à l'adresse de Londres en dévoilant une ébauche de leur traité de divorce. Des passages du texte, concernant la question de la frontière irlandaise, ravivent cependant les tensions.

Le négociateur en chef des Européens, Michel Barnier, a présenté une première version de 120 pages du traité scellant le Brexit. Ce texte traduit en langage juridique les compromis parfois ambigus conclus en décembre dans plusieurs dossiers-clés, dont les droits des expatriés et la facture du divorce.

«Si nous voulons réussir cette négociation, et je veux la réussir, nous devons accélérer», a insisté M. Barnier, rappelant qu'il ne restait plus que treize mois avant la date du Brexit, qui sera effectif le 30 mars 2019. Un prochain cycle de négociations a été programmé la semaine prochaine.

Brexit: compromis sur le divorce

La Commission européenne et le Royaume Uni sont tombés d'accord sur la première phase des négociations du Brexit portant sur les modalités de leur divorce.

«Espace réglementaire commun»

M. Barnier a détaillé certains passages du texte de retrait qui restent à discuter entre les 27 avant d'être soumis à Londres. Une partie particulièrement sensible concerne la frontière irlandaise après le Brexit.

Bruxelles propose qu'en l'absence d'autres solutions proposées, «un espace réglementaire commun» incluant l'UE et la province britannique serait mis en place, «sans frontières intérieures». Mais un tel scénario semble incompatible avec les lignes rouges de Londres. Cette dernière veut quitter le marché unique et l'Union douanière et éviter toute «barrière réglementaire» entre l'Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni.

«Le projet d'accord publié par la Commission, s'il est mis en oeuvre, nuirait au marché commun britannique et menacerait l'intégrité constitutionnelle du Royaume-Uni en créant une frontière douanière et réglementaire en mer d'Irlande», a d'ailleurs sèchement rétorqué la Première ministre britannique Theresa May. «Aucun Premier ministre britannique ne l'acceptera».

Transition «pas acquise»

Le projet de traité contient aussi les règles du jeu de la transition souhaitée par le Royaume-Uni après son départ, afin d'éviter les dégâts d'une séparation brutale, en attendant que soient conclus des accords commerciaux entre les deux parties. Mais cette transition «n'est pas acquise», a de nouveau mis en garde M. Barnier.

«Nous avons proposé logiquement que la transition se termine le 31 décembre 2020. Le Royaume-Uni souhaite, nous semble-t-il, garder ouverte cette durée, ce qui n'est pas possible», avait-il prévenu mardi, rappelant que l'UE voulait se caler avec son actuel budget pluriannuel (2014-2020).

L'UE froisse encore Londres en exigeant que les droits des citoyens européens arrivant au Royaume-Uni pendant la transition soient les mêmes que les droits de ceux arrivés avant le retrait britannique.

Londres a présenté mercredi de nouvelles propositions à ce sujet. Contrairement à ce qui prévaut actuellement, les ressortissants européens, arrivés sur son sol durant la transition et désireux de rester plus de trois mois, devront s'enregistrer auprès des autorités. Et les membres de leur famille qui voudront les rejoindre après la transition ne bénéficieront pas d'un statut particulier.

Ambiguïtés sur la CJUE

Malgré l'accord conclu entre Bruxelles et Londres en décembre, il reste aussi des ambiguïtés sur des dossiers comme le rôle de la Cour de justice de l'UE (CJUE) après le Brexit. L'UE demande qu'elle soit habilitée à trancher d'éventuels litiges sur les termes du divorce, y compris la question de son règlement financier, que Londres évalue entre 40 et 45 milliards d'euros.

M. Barnier a rappelé qu'un accord complet avec Londres devrait être trouvé d'ici «l'automne prochain» pour laisser le temps nécessaire aux procédures de ratification prévues des deux côtés.

Le traité devra en outre être accompagné d'une «déclaration politique» traçant les contours de la nouvelle relation commerciale entre les deux parties. Mais les négociations n'ont pas encore formellement débuté sur ce point. Les Européens reprochent aux Britanniques de tarder à formuler leurs souhaits, sur fond de divisions au sein de la majorité conservatrice. (nxp/ats/afp)

(NewsXpress)

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